Florent Peyre : « Pour incarner Commandant Saint-Barth, je me suis inspiré de… »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:49
© PHILIPPE VIRAPIN/Fédération Studio/TF1
INTERVIEW. L’humoriste Florent Peyre est le héros haut en couleur de Commandant Saint-Barth, la nouvelle série policière de TF1, qui a pour cadre une île sous les tropiques.

Qui est le commandant Gabriel Saint-Barthélemy, que vous incarnez ? 

Florent Peyre : Saint-Barth est un policier, évidemment pas comme les autres. Il travaille sur une île paradisiaque, et enquête en cabriolet, chemise à fleurs, holster à l’ancienne et lunettes de soleil. C’est un mec très positif, qui a tendance à sortir des sentiers battus. Cependant, il a un vrai instinct de flic et une aversion pour l’injustice. Ce qui le rend, je trouve, très attachant. On peut s’identifier à lui. Enfin moi, gamin, je me serais identifié à lui. 

"Je me suis inspiré de Mel Gibson, Jean Dujardin…"

Son look n’est pas sans rappeler celui de Magnum, héros de la série des années 80. Est-ce volontaire ? 

Je pense que c’est effectivement une référence voulue et assumée par les auteurs. C’est une série très graphique, avec une forte identité visuelle. Il y a eu un travail important pour mettre en valeur ces décors magnifiques. Le personnage de Saint-Barth a fait évidemment partie de cette réflexion. Il a un petit côté suranné. Pour l’incarner, je me suis aussi inspiré de Mel Gibson dans L’Arme fatale, de Jean Dujardin dans les OSS 117, de Jim Carrey dans Ace Ventura, ou encore de Jean-Paul Belmondo. 

Les épisodes ont été tournés en Guadeloupe. Racontez-nous comment ça s’est passé… 

Vous savez, j’ai pris beaucoup sur moi… (Rires) J’aimerais pouvoir vous dire que ça n’a pas été facile… mais en fait non, c’était super ! J’ai tourné d’autres séries, que j’ai adoré faire, mais qui étaient moins variées. Là, j’ai joué des scènes sur un terrain de golf, sur une plage, sur un bateau au milieu de la mer, accroché à un cocotier ou suspendu à un parachute. C’était un immense plaisir chaque jour. C’est aussi cette originalité que l’on souhaite offrir aux téléspectateurs. Cela étant, ce qui est compliqué lorsque l’on tourne sous les tropiques, c’est la météo. Il fait très beau, effectivement, mais il y a également beaucoup d’orages et d’averses. Notre chef opérateur avait tout le temps les yeux rivés vers le ciel, à surveiller les nuages. Il a fallu faire avec. Pour le reste, c’était vraiment le rêve ! 

"Avec des scènes d’action et de nudité, j’ai vite compris qu’il fallait que je sois très en forme"

Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous donnez de votre personne ! Avez-vous suivi un entraînement en amont ? 

Je suis déjà très sportif dans la vie de tous les jours. Mais quand j’ai vu les six épisodes se dessiner, avec des scènes d’action et de nudité, j’ai vite compris qu’il fallait que je sois très en forme. J’ai donc suivi un régime alimentaire et un entraînement sportif quotidien, pendant le tournage et les six mois qui ont précédé. Tout ça fait partie du travail d’un acteur pour s’approprier un personnage. Je me suis permis de souffler à l’oreille des scénaristes que je pratiquais les sports aquatiques : ski nautique, surf, plongée… et que ce serait cool d’exploiter ça. J’étais donc paré pour toutes ces cascades. 

Janvier 2025 marquera la fin de votre spectacle, Nature. Dans quel état d’esprit êtes-vous ? 

Je donne la dernière représentation le 19 janvier, aux Folies Bergère, à Paris. C’est un spectacle que j’ai joué plus de trois cents fois, je vis avec depuis quatre ans. Je l’adore, j’aurais pu le jouer dix ans sans problème. Mais, à un moment, il faut quand même passer à autre chose. Je sais que ce sera très émouvant.  

Commandant Saint-Barth, jeudi 21 novembre à 21h10 sur TF1

Par
Camille Sanson