Qui est Julien Valençon, votre personnage, et que lui arrive-t-il ?
David Brécourt : C’est un chef d’entreprise. Un homme droit, qui a réussi dans les affaires. Une candidate au concours de beauté qu’il sponsorise a été assassinée. Il se trouve que Julien a une certaine proximité avec Claire Bertin (Anne Caillon), la mère de la victime. De plus, il est le dernier à l’avoir vue vivante. Donc, logiquement, il est soupçonné…
En tant qu’invité, est-il difficile de trouver sa place au sein d’une équipe déjà rôdée ? Comment s’est passé le tournage ?
J’ai reçu un accueil chaleureux. Je connais Gwendoline Hamon (la commissaire Cassandre, ndlr) depuis très longtemps. Nous étions heureux de nous retrouver. Dominique Pinon (le lieutenant Marchand) est formidable, et j’ai découvert Alexandre Varga (le capitaine Roche), un gars super sympa ! Tout le monde était concentré. On a vraiment bien bossé, et la région d’Annecy est magnifique. J’en garde un excellent souvenir.
Vous êtes plutôt rare à la télévision… Pourquoi ?
J’ai connu une traversée du désert, qui a duré près de dix ans. J’en ai été meurtri. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les réalisateurs ne me sollicitaient pas. Je n’avais pas l’impression d’avoir démérité.
Le succès de la série Sous le soleil n’a-t-il pas pesé pour la suite de votre carrière ?
Non, je ne pense pas. Parmi mes partenaires de l’époque, des comédiens comme Grégory Fitoussi, Bénédicte Delmas, Tonya Kinzinger, ou encore Shirley Bousquet ont beaucoup travaillé par la suite. De toute façon, je ne renierai jamais cette série. Je lui dois beaucoup. Elle a été un tremplin. On tournait énormément et très vite. C’est là que j’ai appris le métier.
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Le théâtre vous a apporté un grand succès…
La notoriété gagnée avec Sous le soleil m’a ouvert les portes du théâtre. Et des pièces comme Le Jeu de la vérité 1 et 2 ou Boire, fumer et conduire vite, de Philippe Lellouche, ont reçu un accueil enthousiaste. Aujourd’hui, j’ai acquis une légitimité sur les planches. Actuellement, je suis en tournée, dans un spectacle où je suis seul en scène, qui s’intitule En ce temps-là l’amour…, tiré d’une pièce de Gilles Segal. C’est dans la lignée de La vie est belle, de Roberto Benigni. Une histoire de transmission, d’un père à son fils, qui se déroule à bord d’un train en partance pour Auschwitz. J’en suis à 200 représentations, et, en 2021, j’ai reçu le Prix du Festival d’Avignon du Meilleur spectacle Off. Je répète aussi, avec ma femme, Alexandra Sarramona, sous la direction de Sylvie Ayme, la pièce Duo pour violon seul : l’histoire d’une violoncelliste, mariée à un grand compositeur, qui est atteinte d’une sclérose en plaques. Par ailleurs, à la rentrée, je mettrai en scène une pièce de Louis-Michel Colla, Un gène entre nous, au Théâtre des Mathurins.
Et vous reverra-t-on bientôt à la télévision ?
J’ai tourné, il y a deux mois, un téléfilm, Les Secrets du Finistère, avec Évelyne Bouix. Et je pourrais bien obtenir un rôle principal dans un téléfilm de la collection Meurtres à… La télévision semble de nouveau s’intéresser à moi !
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI