Clap de fin pour Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Émilie Gavois-Kahn : « Je regrette que nous n’ayons pas tourné un épisode spécial »

Publié le 8 mars 2024 à 18:07
©Rémy GRANDROQUES/ Escazal Films
Dixième et dernière enquête pour Émilie Gavois-Kahn et ses partenaires. La série s’arrête, et ce n’est pas sans un pincement au coeur que l’actrice rend son pardessus.

Rose Bellecour (jouée par Chloé Chaudoye) est soupçonnée du meurtre d’une professeure dans le pensionnat où les deux jeunes femmes étaient scolarisées. Comment la commissaire Gréco, que vous incarnez, aborde cette enquête ? 

Émilie Gavois-Kahn : Comme elle le fait toujours : elle essaie d’abord de rester froide et neutre. Bien sûr, elle accuse le coup. On n’imagine jamais que les gens que l’on apprécie et que l’on croit connaître soient capables de commettre un crime. Elle oscille entre le doute et la confiance qu’elle a pour sa collaboratrice, même si des indices concordants désignent cette dernière comme coupable. 

D’un point de vue psychanalytique, la problématique de la mère est très présente dans cet épisode… 

En effet, presque tous entretiennent des rapports difficiles avec la figure maternelle. Le commissaire divisionnaire Servan Legoff (Quentin Baillot) est soumis à la pression de la sienne, qu’il ne veut pas décevoir. Jacques Blum, le médecin légiste (Benoît Moret) parle aussi beaucoup de sa maman. Les relations de Rose et de sa mère, Barbara Bellecour (Christèle Tual), sont plutôt complexes. Quant à Annie Gréco, même si sa mère est décédée, celle-ci est revenue la hanter dans un précédent épisode (En un claquement de doigt, diffusé le 13 octobre 2023, ndlr). Il n’y a que de la daronne de Max Beretta (Arthur Dupont) dont on ne sait rien. (Rires) 

Il y a une scène très drôle dans laquelle on vous découvre au lit, en tenue légère, avec Bob, le gérant hippie de l’hôtel (Nicolas Lumbreras). Il y a dans votre jeu un côté Josiane Balasko… 

Ce fut une séquence épique et amusante à tourner. Nicolas Lumbreras est excellent dans ce personnage de baba cool lunaire… Quant à la comparaison avec Josiane Balasko, pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration, je la trouve assez flatteuse.

Toutes les bonnes choses, hélas, ont une fin. Il s’agit du dernier épisode de la collection. Quand avez-vous appris la nouvelle ? 

Très récemment. Mais je ne suis pas abattue. C’était une belle aventure, qui durait depuis quinze ans. Je suis très fière d’y avoir participé. Pour moi, c’était mon premier grand rôle. Je remercie la production de m’avoir fait confiance. Je regrette seulement que, pour clôturer cette superbe série, nous n’ayons pas tourné un épisode spécial, où tous mes prédécesseurs, Antoine Duléry et Samuel Labarthe, et les autres personnages, se retrouveraient pour une enquête festive. Mais il ne faut jurer de rien. Tout est encore possible. 

Avez-vous des inquiétudes pour votre avenir

Pas du tout. Je travaillais déjà avant Les Petits Meurtres… Je tourne actuellement le premier long-métrage d’un jeune réalisateur, Carlos Abascal Peiró. Cet automne, j’ai retrouvé Estelle, mon personnage des Bracelets rouges (TF1), pour la cinquième saison, et j’ai joué dans le téléfilm de Julie Gayet sur la féministe de la Révolution Olympe de Gouges. J’incarne un personnage pas très sympathique, qui dirige la prison où est incarcérée Olympe. Comme vous le voyez, je n’ai aucune raison de gamberger… 

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, vendredi 8 mars à 21h10 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui