Sur le papier, tout semble opposer Chantal, votre personnage, et sa fille, Fanny, incarnée par Nolwenn Leroy…
Marie-Anne Chazel : Chantal est très branchée énergie des arbres, plantes, elle soigne par imposition des mains. Sa fille, elle, est scientifique, chercheuse, prof en faculté, très stricte. Ça arrive, c’est la vie ! (Rires) Ça sert le récit, parce que comme toute bonne mère, elle essaie d’aider sa fille comme elle peut… Il y a beaucoup de secrets, de choses cachées dans cette série. C’est comme un grand Cluedo où, tour à tour, tout le monde peut être coupable.
"Jouer avec Nolwenn, ça m’amusait beaucoup"
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce personnage et, plus globalement, dans cette mini-série ?
Je n’avais jamais joué une guérisseuse, une femme qui a des pouvoirs. Ça m’a beaucoup plu parce que nous sommes de plus en plus sensibles à ça, ou cela nous interroge, tout du moins. Le pouvoir de la nature sur nous, sur notre santé… Ce sont des thèmes qui m’attirent. J’ai également apprécié que ce ne soit pas une comédie et que l’on pense à moi pour un rôle dans ce registre. Et puis, jouer avec Nolwenn, ça m’amusait beaucoup. J’adorais la chanteuse, mais je ne connaissais pas l’actrice. J’ai tout de suite été rassurée en la rencontrant.
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C’est-à-dire ?
Elle est habituée à interpréter, quand elle chante. Elle habite une chanson avec l’émotion qu’elle véhicule. Pour elle, c’est naturel. Alors oui, effectivement, il y a toute une « technique cinématographique », mais tout cela s’apprend sur le tas. L’équipe était formidable, et Nolwenn est très intelligente. Elle a rapidement compris comment ça fonctionnait.
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La forêt de Brocéliande est presque un personnage à part entière. La connaissiez-vous avant ce tournage ?
Comme la plupart des gens, je connaissais les histoires de Merlin l’Enchanteur, de la fée Morgane… mais je suis plutôt méditerranéenne. Donc j’ai appris plein de choses, notamment grâce à Nolwenn, sur les lutins, les fées, la culture celte. C’était passionnant. Et la beauté de cette forêt… Nous avons tourné presque un mois dedans ! C’était merveilleux de découvrir tout cela, et ça donne une ambiance très particulière à la série.
"Une série, c’est un rythme d’enfer"
Vous semblez d’ailleurs de plus en plus vous plaire dans le format série…
Oui, j’avais joué dans Le Mystère du lac et Le Tueur du lac, sur France 3, ainsi que dans la comédie Deutsch-les-landes, sur Amazon. Une série, c’est un rythme d’enfer, un exercice très difficile, à vrai dire. À l’inverse du cinéma, on a beaucoup moins de temps pour travailler, on tourne beaucoup plus de minutes par jour. Il faut arriver avec un texte au rasoir et avoir pensé à l’évolution de son personnage en amont, parce que la pression est bien plus importante. C’est un très bon exercice ! Et pouvoir faire évoluer son personnage, justement, sur un temps plus long, c’est génial ! Surtout dans cette série, où l’on est servi de ce point de vue-là !