L’histoire démarre par une séquence digne de Taxi, où vous roulez très vite. Vous êtes-vous fait doubler – sans jeu de mots –, pour cette séquence ?
Éric Cantona : (Amusé) Non, c’est bien moi qui conduis…
Comme dans la série Le Voyageur, sur France 3, vous incarnez une sorte de justicier. Pur hasard ?
Je ne choisis pas forcément une histoire parce qu’elle met en scène un justicier, même s’il arrive que je joue ce genre de personnage. J’aime surtout qu’il y ait du sens. Ici, le héros endosse un rôle de justicier parce qu’on a enlevé sa fille. Lorsqu’il se présente à la police, on lui dit qu’il faut attendre vingt-quatre heures avant de pouvoir agir car, neuf fois sur dix, il s’agit d’une fugue. Vingt-quatre heures, ce n’est rien, sur une année. Mais sur 72 heures (un tiers des enfants sont généralement retrouvés dans ce laps de temps, ndlr), c’est long. Dans ces conditions, quel père ne chercherait pas à retrouver sa fille par ses propres moyens ? Pour autant, son objectif n’est pas non plus de se substituer à la justice. Il est complémentaire.
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Et efficace ! À tel point que d’autres parents, vivant des drames similaires, vont faire appel à ses services…
C’est aussi ce qui m’a plu dans ce projet. J’aime bien l’idée qu’après avoir vécu un drame, on le transforme en quelque chose de merveilleux. C’est exactement ce que fait ce Julien Castaneda. Après le kidnapping de sa fille, il veut aider et soulager des familles. Le propos n’est pas de dire que les flics ne sont pas efficaces. Ils ont tout un protocole à respecter. « Casta », lui, ne s’embarrasse pas de tout ça. Si, avec son équipe (Nass et Charlie, joués par Arié Elmaleh et Marilyn Lima), il veut entrer dans une maison, il pète la porte. C’est vrai que ce mec ne respecte pas trop les règles, mais il ne fait de mal à personne, même s’il est dans le collimateur d’une policière (Florence, campée par Helena Noguerra), à cause de son passé, disons… farfelu.
Notons aussi qu’il a le tirage d’oreille facile…
Ah oui, c’est vrai ! C’est sa spécialité. (Sourire) Mais bon, personne n’a souffert sur le tournage.
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Cet homme montre un visage de père très protecteur. Et vous, quel genre de papa êtes-vous ?
Comme lui, j’ai des liens très forts avec mes enfants. De là à les pister comme il le fait, sûrement pas ! On essaie de construire une relation de confiance. Toutefois, ce n’est pas que Casta n’a pas confiance en sa fille. En fait, il aura beau la retrouver, il ne sera tranquille que lorsqu’il mettra la main sur le type qui l’a enlevée. Si jamais il y parvient un jour…
En dehors de Murder Club, autre série à venir sur M6, avez-vous des projets, théâtraux, musicaux ?
(Laconique) Oui. Oui… Oui, oui. Mais c’est bien…
Mais encore ? Peut-être l’envie de rejouer sur scène, avec Rachida (Brakni, son épouse) ?
Effectivement, on a ce projet. (Énigmatique) Quelque chose de… très particulier. En attendant, chacun travaille de son côté.
Info+ ; La série s’inspire de Béor, un homme qui a fait jouer les réseaux sociaux pour retrouver sa fille, kidnappée en 2019. Depuis, il a créé un collectif, Les Disparus anonymes (LDA).
Brigade anonyme, mardi 26 mars à 21h10 sur M6