Barbara Cabrita (Poulets Grillés) : « J’étais enceinte de près de six mois au moment du tournage »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:31
©Sarah Alcalay - France Télévisions - MotherProd
INTERVIEW. La commandante mène une nouvelle enquête et une grossesse en solo. Un rôle pas vraiment de composition. 

Pour ce troisième épisode, l’équipe de « bras cassés » que vous dirigez va devoir résoudre une enquête dans laquelle l’un des membres se trouve impliqué. Ce qui risque de rendre la tâche encore plus complexe, non ? 

Barbara Cabrita : Oui, mais c’est ce que j’aime dans Poulets grillés : les personnages sont touchants, car ils ont tous une faille. Dans cet épisode, Capestan, que j’incarne, devra composer, dévier de sa route professionnelle, avec une enquête qui entre dans la sphère privée… 

Clap de fin pour Poulets Grillés sur France 3

C’est le dernier épisode de la série. L’équipe va-t-elle vous manquer ? 

Ah oui, car on a tous tissé des liens… Mais on ignorait, au moment du tournage, que c’était le dernier épisode. 

Capestan est enceinte, mais vous n’avez pas eu besoin de porter un faux ventre…. 

Non, car j’étais enceinte de près de six mois au moment du tournage. C’était un désir de ma part de ne pas cacher ma grossesse, c’est pour cela que celle de mon personnage a été ajoutée au scénario. J’ai participé à l’écriture de certaines scènes et cela apporte quelque chose d’intéressant : Capestan est très mystérieuse, on ne sait rien de sa vie privée, on ignore qui est le père… 

Barbara Cabrita évoque sa maternité

Vous avez récemment adressé un message à votre bébé, sur Instagram : « Je te sens encore en moi. » Seriez-vous nostalgique de cette période ? 

Non, ce n’est pas de la nostalgie… J’évoque les traces qu’en tant que maman l’on garde dans notre corps, l’impact physique d’une grossesse et psychologique d’un post-partum. Mon fils a 4 mois et demi, et je suis encore en plein dedans. Souvent les femmes se désolent de ne plus avoir le même corps. C’est vrai, mais c’est beau. Même si notre corps change, qu’il est moins beau, moins tonique, avec des cicatrices et des douleurs, c’est pour une belle cause. 

"Je dois allier ma nouvelle posture de maman tout en exerçant mon métier"

Concilier vie professionnelle et vie privée est-il devenu une priorité pour vous ? 

C’est un beau challenge d’adaptation. Je dois allier ma nouvelle posture de maman tout en exerçant mon métier, sachant que je ne vis pas à Paris. J’ai tourné Meurtres en pays catalan, alors que mon bébé n’avait que 2 mois. Ayant accouché par césarienne, les suites postopératoires étaient plus longues et il fallait garder une certaine vigilance. Comme mon fils était très jeune et que je l’allaite, il n’était pas question que je le laisse. Cela reste tout de même beaucoup plus facile pour moi que pour d’autres mamans qui n’ont pas ces possibilités- là. En plus, vivant dans les Pyrénées-Orientales, c’était un tournage à domicile. L’équipe a été très bienveillante. Et Quentin Faure a été un partenaire en or, je ne pouvais rêver mieux. 

Avez-vous renoncé, en revanche, à tourner dans la prochaine saison de la série de TF1, Le Négociateur

Oui, je ne pouvais pas enchaîner les deux tournages, entre le Sud et Paris. C’était délicat et, physiquement, ce n’était pas faisable. 

Quels sont vos projets ? 

En février, je vais tourner un téléfilm de Noël pour TF1. J’y incarne une maman solo qui va devoir déménager et changer de vie. Cette fois, je pars tourner en Alsace. 

Vous vivez dans le Sud, entre mer et montagne. Pourriez-vous, un jour, arrêter d’être comédienne pour vous consacrer à une autre passion ? 

Oui, complètement. À l’origine, je n’étais pas attirée par ce métier. J’ai mis du temps à l’aimer et à l’apprivoiser. En parallèle de ma carrière, j’ai aussi repris des études d’anthropologie et je continue à lire des ouvrages sur ce thème. Mais, surtout, je profite de cette vie en pleine nature, un cadre idéal pour voir grandir mon enfant. 

Poulets grillés, mercredi 24 décembre à 21h05 sur France 3

Par
Corinne Calmet