Pourriez-vous nous brosser le portrait-robot de votre personnage ?
Sofian Khammes : Saïd est le nouveau chef de la BRI. Il est l’un des policiers d’élite qui sont intervenus au Bataclan le 13 novembre 2015. Il vient des renseignements, est militaire de formation, avec un grand respect de la hiérarchie et de fortes valeurs morales. Il a servi en Syrie et porte un mystère que l’on découvrira dans la saison suivante.
Qu’est-ce qui pousse ces policiers à intégrer cette brigade ?
Pour entrer dans cette unité presque mythique, il faut être policier depuis des années, et la sélection est sévère. Ces hommes, qui jouissent d’une aura exceptionnelle, s’entraînent tous les jours : tactique, filature… Ils enquêtent et font de la « superpolice », si l’on peut dire. C’est un corps très prestigieux.
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Comment vous êtes-vous préparé à incarner la fonction ?
Au-delà de la partie « intellectuelle » de documentation pour connaître leur travail spécifique, nous avons suivi un entraînement intensif d’un mois avec des flics de la brigade, avec lesquels nous sommes devenus potes. Un formateur, un ancien des forces spéciales, nous a appris à être crédibles dans nos déplacements, à tenir une arme. Il nous a transmis la grammaire du terrain. De mon côté, je me suis familiarisé au tir à balles réelles. J’avais besoin de connaître la sensation.
Tout à l’écran est-il 100 % BRI compatible ?
Non. Je ne veux pas spoiler, mais, dans le making of, certaines scènes sont commentées par des policiers. Ils approuvent tout, sauf une scène qui était, pour nous, « assumée », pour les besoins de la fiction.
La BRI dispose-t-elle de si belles voitures ?
Pour les voitures plutôt classe, on m’a dit qu’il y avait des véhicules provenant de saisies judiciaires. Il y a peut-être, ici aussi, quelques libertés.
B.R.I, lundi 1er mai à 21h10 sur Canal+
INTERVIEW JULIEN BARCI