Parlez-nous d’Elena Roarke, le personnage que vous campez…
Roselyn Sánchez : C’est la petite nièce de Monsieur Roarke, interprété dans la version originale par Ricardo Montalbán. C’est la nouvelle intendante de l’île fantastique, un endroit magique où tout devient possible. Cet incroyable héritage est une grande responsabilité pour elle. Il y a des jours où elle est heureuse de cette opportunité, car elle peut changer la vie des gens et les faire réfléchir sur eux-mêmes. Et il y a d’autres jours où elle aimerait juste être une fille ordinaire, tomber amoureuse et vivre sa vie. Au fond d’elle-même, elle est en lutte permanente. Mais elle prend son travail très au sérieux et elle apprécie le fait de rendre les gens meilleurs.
C’est un défi particulier de redonner vie à une série culte pour un grand nombre de téléspectateurs ?
Oui, surtout que le personnage de Monsieur Roarke était très aimé. Il a changé la vie et la carrière de son interprète, Ricardo Montalbán. Et la série a eu un impact retentissant pour les gens de la communauté latino. Passer d’un héros à une héroïne est aussi un défi de taille, les comparaisons sont inévitables. J’ai fait du mieux que j’ai pu pour que les gens s’attachent à Elena… Maintenant, je n’ai aucun contrôle sur la manière dont ils vont l’accueillir dans leur salon. Il faut savoir lâcher prise. En fait, je ne vais pas vous mentir, c’est un peu effrayant.
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Les décors naturels de la série sont fabuleux !
Je suis absolument ravie, car la série a été tournée sur mon île de Porto Rico (dans les Caraïbes, ndlr). J’ai toujours su qu’elle était magique ! Bien sûr, travailler en extérieur n’est pas des plus simple, il faut souvent composer avec la météo, mais cela nous a donné une matière supplémentaire pour incarner nos personnages. J’ai pu exercer mon métier au quotidien avec des gens que je connais depuis plus de trente ans, des gens qui m’ont vue grandir en tant qu’actrice, qui se souviennent du jour où j’ai quitté Porto Rico, à 21 ans, avec une valise pleine de rêves.
Le postulat de départ de la série est de se pencher sur les questions, petites et grandes, qui nous empêchent de dormir la nuit. Quelles sont vos interrogations ?
J’ai deux enfants, je suis devenue mère tardivement. Ce qui me tient éveillée la nuit, c’est de me demander si je vais rester en bonne santé pour profiter d’eux le plus longtemps possible. Je crains parfois de ne pas les voir obtenir leur diplôme ou se marier. C’est un sujet très sensible pour moi… Je veux parcourir le monde avec eux, je veux qu’ils aient l’impression que leur mère est présente à tous les niveaux. Jusqu’ici, tout va bien, dieu merci…
Si vous étiez de passage sur Fantasy Island, quel serait votre plus grand souhait ?
À part rester en vie ? (Rires) Mon fantasme, c’est de pouvoir simplement me rendre sur une île, lire et dormir sans être dérangée. Ce qui n’arrive jamais ! Je suis également une patineuse artistique frustrée, alors pourquoi ne pas rêver d’une médaille olympique ? Dans l’équipe de Porto Rico ! Je voulais que ma fille pratique cette discipline, mais elle ne veut rien savoir. Oui, je suis obsédée par le sujet ! (Rires)
Fantasy Island, samedi 12 août à 21h10 sur M6