L’enquête sur la mort de Mickael semble de plus en plus inquiétante pour Johanna. Qu’en est-il exactement ?
Aurore Delplace : Tous les soupçons se tournent vers elle, car c’est la dernière personne à avoir vu Mickael vivant. Elle est alors prise dans un vrai tourbillon, elle est totalement paumée. Même son oncle, Guilhem (Manuel Blanc, ndlr), la seule personne en qui elle a entièrement confiance, lui donne l’impression de la croire coupable. Johanna a quasiment tout le monde contre elle, sauf Julien (Jérémy Banster), qui tente son possible pour découvrir la vérité.
Vous attendiez-vous à voir Julien se rapprocher d’elle ?
Pas du tout, on a été très surpris. Mais quand on regarde comment tout s’est passé, on se dit que, finalement, ce n’est pas si surprenant. Ils sont un peu dans la même veine, ils se comprennent. Après, il faut voir si ça peut tenir, mais ils ont été là l’un pour l’autre dans des périodes de la vie où ils étaient malheureux et paumés.
Comment décririez-vous les sentiments de Johanna pour Julien ?
Comme une bouffée d’air frais après sa relation avec Ludo (Folco Marchi), qui s’est très mal terminée. C’est horrible à dire, mais c’est comme un joli pansement. Faudra-t-il l’enlever ? On verra. Pour l’heure, cette relation leur fait du bien, à elle comme à lui.
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Ces accusations auront-elles un impact sur leur relation ?
Je pense que ça va les rapprocher. C’est quand même assez fou que ce mec s’investisse autant pour Johanna, alors qu’ils ne sont ensemble que depuis très peu de temps.
Quel regard portez-vous sur votre parcours dans la série, près de deux ans après votre arrivée ?
Je m’éclate, j’ai vraiment beaucoup de chance. C’est un rôle que j’adore, je suis très bien servie. On arrive toujours à trouver des petites choses à aller chercher pour faire la différence. Je ne m’ennuie jamais, Johanna a une sacrée vie. C’est un bonheur d’avoir autant d’émotions différentes à jouer.
Pensez-vous avoir quelques points communs avec elle ?
Autant, au début, j’aurais dit non, mais maintenant, oui. On s’est adaptées l’une à l’autre. (Rires) En fait, j’ai mis beaucoup de mon caractère et de moi dans ce rôle, et, dans la vie de tous les jours, j’ai aussi essayé de me servir de certains de ces traits de caractère. Pour avoir plus confiance en moi, par exemple. C’est bien, c’est comme un cours de psycho !
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Y a-t-il des thèmes abordés dans la série qui vous ont particulièrement touchée ?
Le moment fort, pour moi, était celui de la fausse couche. Il y a énormément de femmes qui vivent cela, et je l’ai moi-même vécu aussi. Je trouve ça très bien d’en parler, j’aurais même aimé le développer un peu plus… Sinon, je me dis qu’avec Johanna, j’aimerais aller vers l’addiction. Mais je crois que ça a déjà été traité avec d’autres personnages. On ne va donc peut-être pas tous les faire tomber là-dedans ! (Rires)
Interview Aurélien Gaucher