Qui est Rony Lahoud, personnage qui n’existait pas dans le film Un prophète, de Jacques Audiard, et que vous incarnez dans cette adaptation ?
Moussa Maaskri : Un ancien tueur à gages, incarcéré pour une longue peine. Un type extrêmement dur, froid, qui a eu une vie particulièrement mouvementée. En prison, il rencontre Dieu et devient très mystique. Passionné de lecture, il s’occupe de la bibliothèque. Arrive alors ce cadeau de la vie qu’est Malik (Mamadou Sidibé, ndlr), qu’il décide de protéger. Ce garçon, c’est sa rédemption.
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Votre stature inspire, naturellement, le respect ou la peur. Comment le vivez-vous ?
(Son regard doux et sa voix calme tranchent avec son apparence) Si je dégage quelque chose que les autres n’aiment pas, il ne faut pas les forcer. Ceux qui veulent prendre, ils se servent. Mon credo, c’est le partage, rendre ce que la vie vous a donné. Surtout là où j’ai grandi, ces cités de Marseille où a été tournée, en partie, la série. Je sais que mon physique me dirige vers un type de personnage, même si, avec l’âge, ça varie un peu. De mon côté, j’essaie de rester moi-même. Je laisse les gens venir à moi.
Vous-même, avez-vous été impressionné de jouer avec Matt Damon dans le polar Stillwater, sorti en 2021 ?
Au théâtre, j’avais vécu ça avec tous les grands, Philippe Noiret, Michel Bouquet… Les grands, ça ne vous fait pas peur, ça vous protège, un peu comme Rony protège Malik.
Un prophète, lundi 8 mars à 21h10 sur Canal+