Sam (TF1) – Bruno Wolkowitch : « La relation entre Sam et Olivier va subir des soubresauts suite à une révélation choquante »

Publié le 18 janvier 2021 à 14:35
© GILLES GUSTINE / TF1
En même temps qu’un papa, Sam se découvre une soeur, Sonia, et un frère, Olivier. Et c’est le comédien révélé, notamment, par la série PJ, qui l’interprète. Rencontre.

Comment vous êtes-vous retrouvé dans la peau d’Olivier, le grand frère de Sam ? 

Bruno Wolkowitch : Avec Natacha Lindinger, qui joue Sam, nous sommes de vieux potes. On s’est rencontrés il y a vingt-cinq ans sur Passion mortelle, un téléfilm de Claude-Michel Rome. Il nous tardait de retravailler ensemble. Surtout sous la direction de Philippe Lefebvre, une première pour moi, bien que nous soyons copains comme cochons depuis des années. Après, mais c’est un pur hasard, j’ai retrouvé ici la mère de mes enfants (Fanny Gilles, alias Véro, qui est mariée à Xavier, le proviseur joué par Fred Testot, ndlr), dont je suis séparé. Du coup, ça rendait la garde des enfants (Loulou, 14 ans, et Luca, 9 ans) beaucoup plus simple chacun ayant d’avance le planning de travail de l’autre. 

La complicité entre Sam et Olivier est immédiate. On les imaginerait même facilement amants dans d’autres circonstances… 

Oui, et c’est ce qui nous a le plus amusés à jouer. Heureusement qu’ils découvrent leurs liens de sang avant d’aller plus loin ! Néanmoins, leur relation va subir quelques soubresauts, à la suite d’une révélation choquante pour Sam, à découvrir lors de cette troisième soirée.

Vont-ils parvenir à surmonter cette épreuve ? 

Oui, quand même. C’est d’ailleurs tout l’intérêt dramaturgique de la série, construite sur la psychologie chaotique de Sam, qui ne s’épanouit que dans le conflit, la névrose et l’humour. Olivier est donc obligé, lui aussi, de passer par les couches qu’elle impose. Par bonheur, Olivier capte très vite le tempérament de sa demi-soeur. Quand ça se passe apparemment mal, ça se termine bien, car ce sont des gens qui se comprennent. Il y a quelque chose d’instinctif entre eux, de sensuel, au sens propre, chacun reconnaissant les sens de l’autre, dans sa façon de vivre, notamment. 

Dans une scène, vous chantez une berceuse russe à Sam. Parlez-vous réellement cette langue ? 

Je ne connais pas un mot de russe et suis un épouvantable chanteur. Je me suis fait coacher par une amie franco-russe. Puis, j’ai trouvé une mélodie au piano sur Internet et je me suis entraîné des heures et des heures. Je me suis fait traduire les paroles de la chanson, et j’ai découvert qu’il s’agissait d’une histoire terrifiante, comme peuvent l’être, bien souvent, les contes pour enfants.

Si vous ne parlez pas russe, peut-être avez-vous des rudiments de polonais, de par vos origines ? 

Même pas. Étant petit-fils de Juifs polonais qui ont fui les pogroms, il y a eu un reniement de cette langue au sein de ma famille, comme pour beaucoup qui ont vécu ce drame. Mais je n’ai aucun souci avec la Pologne d’aujourd’hui. Si je devais tourner là-bas, j’en serais ravi. 

Vous évoquez l’histoire de votre famille. Et vous, avez-vous déjà été confronté à l’antisémitisme ? 

Je ne fais aucune différence entre les types de racisme ou toute forme de ségrégation, comme l’homophobie. Par rapport à tous mes copains noirs, arabes ou homosexuels de ma génération, je n’ai heureusement jamais eu à subir ce qu’eux ont dû affronter tout au long de leur vie. 

Sam : tous les lundis à 21h05 sur TF1

Interview Frédéric Lohézic 

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