Noé Wodecki (les Bracelets rouges, nouvelle génération) : « Gabriel est en lutte contre lui-même »

Publié le 11 septembre 2023 à 15:30
© PHILIPPELEROUX/VEMA/TF1
Vu dans le film Quand on crie au loup de Marilou Berry, Noé Wodecki est l’un des nouveaux visages des Bracelets rouges, nouvelle génération qui arrive ce lundi soir en prime time sur TF1. Rencontré lors de Séries Mania 2023, il a accepté de nous parler de son personnage Gabriel, un jeune ado hospitalisé après un accident.

D’où vient votre envie de devenir acteur ?

J’ai fait du théâtre au collège, en sixième, et j’ai découvert un peu ce que c’était que jouer à ce moment-là. J’ai ensuite pris des cours car ça me plaisait beaucoup. Comme je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie, je me suis dit : « autant aller dans cette voie-là ». A 13 ans, j’ai passé des castings tout en prenant des cours à côté. J’ai eu mon premier rôle et j’ai voulu continuer.

Votre personnage ne marche plus. Comment avez-vous appréhendé ce handicap ?

J’ai travaillé en répétition avec le coach et j’ai trouvé d’autres choses moi-même, même si forcément je ne m’inspire pas d’un vécu. Mais j’ai essayé de m’en approcher par empathie et de me mettre à la place des personnes qui vivent ça. J’ai essayé de bien faire.

Votre personnage semble vraiment en souffrance…

Je crois qu’il est en lutte contre lui-même. Et il n’a pas choisi cette présence dans sa chambre. Il doit pourtant faire avec. Mais il y a ces silences dans les deux premiers épisodes… Ce n’étaient pas des choses faciles à jouer mais il y a eu une forme de lâcher prise dans les méthodes de travail avec les deux réalisateurs Xavier De Choudens et Fabien Gorgeart (qui se sont occupés chacun d’une partie de cette saison 4, ndlr). Ils avaient deux méthodes différentes mais nous avons réussi à nous mettre à la hauteur de ce qu’ils demandaient.

Dans le premier épisode, votre personnage et celui de Lorléac’h (Benji) font leur liste des choses à faire avant de mourir. La vôtre, ce serait quoi ?

Moi, ce serait le texte de Boris Vian Je ne voudrais pas crever. Je l’adore ! Il correspond à ce qu’on voudrait faire avant de mourir. J’adore son écriture et il me touche. Il avait une maladie et son cœur qui le lâchait petit à petit. Il avait peur de s’endormir et de ne pas se réveiller le lendemain. Il a écrit ce texte pour donner un peu de poésie à ce sentiment-là.

Cette saison 4 a été présentée en avant-première au festival Séries Mania 2023 à Lille. Comment a été l’accueil du public ?

Certaines remarques ont été rassurantes vis-à-vis de cette première diffusion télé. J’ai l’impression de parler comme un footballeur, quelle angoisse (rires). Il y a eu de bons retours, les spectateurs étaient heureux et nous regardaient avec le sourire. C’était notre but, que la série leur ouvre un champ de visions différent de celui qu’on ne peut pas avoir lorsqu’on n’est pas confronté à ça.

Par
Pauline Hohoadji