Montmartre (TF1) – Alice Dufour : « Ce rôle est un cadeau du ciel ! »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:29
© JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD / BANIJAY / TF1
INTERVIEW. Entre grâce et puissance, Alice Dufour incarne l’héroïne de la série de TF1, une danseuse de cabaret de caractère dans le Paris du début du XXe siècle.

Dès la première rencontre, on voit que Céleste a une obsession… 

Alice Dufour : En effet, cette danseuse a mis sa vie personnelle de côté, car elle ne pense qu’à retrouver son petit frère et sa petite soeur, dont elle a été séparée brutalement après l’assassinat de leur père, survenu vingt-trois ans plus tôt.

Ces retrouvailles vont-elles avoir lieu ? 

Vous le découvrirez… 

Vous êtes-vous inspirée de figures particulières pour incarner cette héroïne parisienne ? 

Oui, je me suis renseignée sur certaines artistes de l’époque, comme Blanche Cavelli, qui a été la première effeuilleuse de Paris, en 1894. Ça avait évidemment fait un grand scandale. Je me suis aussi intéressée à Suzanne Valadon, une peintre qui était très ancrée dans cette époque et avait un caractère assez rebelle. C’était une véritable avant-gardiste. 

Céleste aussi est une avant-gardiste, selon vous ? 

De par son rapport à son corps et à son travail, je pense qu’elle est en avance sur son temps, oui. Peut-être malgré elle, compte tenu de son histoire. Mais je la trouve aussi, finalement, assez classique dans son rapport aux hommes, notamment avec Léon Blanchard, incarné par Hugo Becker. 

Vos talents d’actrice mêlés à votre passée de danseuse, notamment au Crazy Horse, vous prédestinaient pour le personnage de Céleste… 

Ce rôle est un cadeau du ciel ! Quand j’ai lu le scénario, je me suis tout de suite dit que c’était pour moi et j’espérais fortement être choisie. Il y a des similitudes avec Céleste, on a le même rapport à la nudité : nous sommes pudiques dans la vie, mais pas en tant qu’artiste. Si l’enjeu artistique en vaut la peine, je ne vois pas pourquoi je privilégierais mon confort de femme au détriment du film ou de la pièce de théâtre dans laquelle je joue. En réalité, ce que je suis en train de faire maintenant, c’est-à-dire répondre à vos questions, me donne davantage l’impression de me dénuder que quand je me déshabille sur un tournage. 

Avez-vous suivi un entraînement particulier pour les scènes de chorégraphie ou votre expérience a suffi ? 

J’ai des acquis, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas dansé. J’ai donc dû travailler pour récupérer ma forme physique. J’ai également eu beaucoup de répétitions avec Yoann, le chorégraphe, et les autres danseurs professionnels. On a répété pendant un mois et demi avant le tournage. Et pendant le tournage, on répétait les chorégraphies encore et encore, même durant nos jours de congés. 

Ce tournage vous a-t-il donc été physiquement éprouvant ? 

Étant donné que je faisais partie de quatre tableaux de danse, il y avait une grosse masse de travail. Je vois d’ailleurs sur certaines scènes que j’ai maigri. Pour autant, c’était génial. Je ferais ça tous les jours s’il le fallait. C’était fatiguant, certes, mais passionnant ! 

Dans la série, vous donnez notamment la réplique à votre mari, le comédien François Vincentelli, qui campe un excentrique acteur italien… 

Je suis toujours pleine d’admiration pour François quand je joue avec lui parce que je trouve que c’est un comédien incroyable qui sait tout jouer, que ce soit le drame ou la comédie. Il est exceptionnel… 

Montmartre, lundi 6 octobre à 21h10 sur TF1

Par
Camille Sanson