Qu’est-ce qui vous a plu dans cette série imaginée par Thomas Bidegain et réalisée par Fred Grivois ?
JoeyStarr : Dès le départ, ce pitch, qui mêle kung-fu, syndicalisme et vélo, me parlait. J’aimais bien aussi le côté populo de JP, mon personnage. Quant à Margot, elle est impressionnante. Avant le tournage, j’avais vu quelques séquences de combat pour lesquelles elle s’était entraînée, sans bruitage, et je m’étais dit : « Waouh ! »
Vous n’avez pas de scènes de combat, mais on vous voit beaucoup pédaler…
Associer JoeyStarr et vélo, ça casse un peu le mythe, pour certains, mais j’en ai fait énormément dans ma jeunesse. Je peux vous assurer que j’ai réalisé moi-même mes « cascades » cyclistes. Sur les montées, quand je montre l’exemple à Margot, c’est bien moi.
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Et pour Karl Marx ?
J’ai des amis, comme Olivier Besancenot (ancien candidat aux présidentielles 2002 et 2007 pour la Ligue communiste révolutionnaire, ndlr), qui connaissent bien le sujet. (Rires) Moi, j’ai plutôt révisé Marx en version manga, pour la série. Je ne vous mens pas ! Le Capital, en deux volumes illustrés, y est bien proposé. Une de mes répliques sur deux dans la série, c’est du Karl dans le texte. J’avais interdiction de changer ne serait-ce qu’une virgule !
Après Machine, quelle sera la suite ?
J’ai enchaîné avec une nouvelle saison du Remplaçant, pour TF1, puis avec du théâtre, dans la pièce Black Label. Je frétille quand on me propose des choses aux antipodes les unes des autres. J’ai eu un père qui m’a toujours dit que je ne ferais jamais rien dans la vie… Il avait tort.
Machine, jeudi 11 avril à 20h55 sur Arte