Les Gouttes de Dieu (France 2) – Fleur Geffrier : « Je ne peux plus boire de vin ! Je suis écoeurée ! »

Publié le 3 juin 2024 à 12:02
SIMONE CARGNONI / MLJ / FTV
INTERVIEW. La comédienne incarne l’héritière d’une collection de grands crus inestimable. Mais pour y avoir accès, elle doit affronter un rival japonais, adoubé par son père, célèbre oenologue décédé.

Comment investit-on un personnage comme celui de Camille Léger, sachant qu’il y avait une grosse attente de la part des fans du manga, dont la série est une adaptation ? 

Fleur Geffrier : Mon personnage, Camille Léger, était un garçon japonais dans l’histoire originelle, Shizuku Kanzaki. Pour les besoins de la série, il est devenu une jeune Française. Dès la lecture du script, je m’en suis sentie très proche. Mon père est cuisinier et on buvait du vin à la maison. Je me projetais complétement dans ce personnage, même si je n’y croyais pas trop, étant une actrice plutôt inconnue. J’ai pourtant été retenue malgré un casting de très grande ampleur après une audition via Zoom. Le réalisateur, Quoc Dang Tran, m’a appelée dès le lendemain pour m’annoncer que j’avais le rôle. 

Vous devez donner à voir des choses que l’on ressent, goûte et hume, par définition. On voit beaucoup votre nez, d’ailleurs. Comment vous êtes-vous préparée pour ce rôle ? 

Mon nez ? Ah oui, j’espère qu’il ne vous a pas trop dérangé. (Rires) Le défi, c’était de transmettre les sensations qu’éprouve quelqu’un qui goutte un vin. J’avais en tête le roman Le Parfum, de l’Allemand Patrick Süskind, qui arrive à vous faire sentir et ressentir les odeurs avec des mots. J’ai travaillé mon timbre de voix, la façon de m’exprimer, pour obtenir une certaine lenteur afin de faire passer tout cela à l’écran. 

Les gestes des sommeliers et de ceux qui goûtent les vins sont très techniques, presque ritualisés. Avez-vous suivi une formation ou été conseillée par un coach, un spécialiste du vin ? 

Oui, il y avait le sommelier Sébastien Pradal sur le plateau. Il était présent dès le début de l’adaptation du manga, pour veiller à ce qu’il n’y ait pas d’erreur dans la description des arômes. Il nous a formés à la dégustation avec ces différentes étapes : premier nez, second nez, etc. De mon côté, j’avais déjà appris à ouvrir une bouteille dans les règles de l’art. Dès qu’il y en avait, je me précipitais pour m’exercer. 

Quel est le meilleur vin que vous ayez bu pendant ce tournage ? 

Un Châteauneuf-du-Pape des années 70, mais, pour être honnête, je dois préciser que la plupart du temps, c’était du jus de raisin dans nos verres. Je ne peux plus en boire ! Je suis écoeurée ! (Rires) Le vin que nous utilisions en plateau, notamment pour les scènes de dégustation afin qu’à l’image le rendu soit réaliste dans les verres, était très basique. 

Vous êtes face à Tomohisa Yamashita qui est une immense pop star au Japon. Il incarne Tomine Issei, votre rival. Comment s’est passée votre rencontre ? 

On a pris un peu de temps pour s’apprivoiser, mais comme je ne le connaissais pas, je n’étais pas particulièrement impressionnée de le rencontrer. Je lui ai piqué deux ou trois techniques de relaxation. 

Pourrait-il y avoir une suite ? 

Oui, la saison 2 est en préparation, même si elle n’a pas encore été annoncée. Je ne peux pas vous dire grand-chose de plus, mais le point de départ est très astucieux.  

Les Gouttes de Dieu, lundi 3 juin à 21h10 sur France 2

Par
Frédérick Rapilly