La Doc et le Véto (France 3) : cet élément très précis qui a surpris Dounia Coesens

Publié le 18 avril 2023 à 17:40
Nicolas ROBIN - FTV - 17 JUIN FICTION
France 3 diffuse ce mardi soir à 21h10, un épisode inédit de La Doc et le Véto dans laquelle Emma fait une découverte de taille sur ses origines. Dounia Coesens s’est confiée sur ce tournant en marge de la présentation, en février dernier, de cet épisode au Festival TV de Luchon 2023.

Il y a une vraie part de mystère dans cet épisode qui évoque des empoisonnements d’hommes et d’animaux liés à un lac…

Il sort un peu des problèmes sociaux de la série avec ce côté mystique et mystérieux. J’ai aimé que ça unisse le duo : les personnes tombent malades mais les animaux aussi, il y a donc du travail pour les deux autour d’une même problématique, ce qui n’existait pas avant. J’ai trouvé Emma très tendue et énervée, et ça m’a surprise. Mais quand elle s’agace pour les animaux, c’est aussi une manière pour elle de s’énerver contre Pierre qui donne l’impression que la question du père lui passe au-dessus. Il est dans le déni. Mais dans le prochain épisode, Emma va être plus détendue. Et je ne dirai pas pourquoi ! (rires) Mais elle ne s’apaisera vraiment que lorsqu’elle aura la réponse à la question sur ses racines. Tant que ce n’est pas le cas elle restera en guerre contre cette campagne-là.

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aimerais qu’elle ait des pistes sur son identité et que ses relations avec Pierre s’apaisent. Mais un personnage qui est dans la recherche est toujours intéressant à jouer. J’aimerais qu’elle trouve aussi l’amour. 

Emma est une femme patiente et bienveillante. Elle vous ressemble ?

Autant Romy, mon personnage dans Demain nous appartient (TF1) est à l’opposé de moi – elle est manipulée par un homme, maman d’un adolescent de 16 ans et s’excuse presque d’exister -, autant Emma peut me ressembler. Mon coach, Frédéric Carpentier, m’a conseillé de mettre un peu de moi en elle.  

Qu’aimez-vous chez Romy, votre personnage de DNA ? 

J’ai adoré jouer l’intrigue Cluedo et j’ai travaillé Romy en prenant exemple sur une personnage que je connais qui a été manipulée psychologiquement par son mari. J’essayais de voir comment elle se tenait, sa manière de s’excuser et de mentir pour que tout se passe bien malgré tout chez elle. Romy est ambivalente. Une femme qui a été sous le joug d’un homme ne peut pas juste renaître de ses cendres, comme ça. Mais si on touche à son fils qui est toute sa vie, ça peut faire appel à un côté très noir d’elle.

Est-ce jouissif de jouer à nouveau dans une série quotidienne ?

Je ne l’ai pas pris comme ça car je ne sais pas si je vais être récurrente dans cette série. On a fait un deal avec la production : pour voir si le personnage leur plait et pour me laisser faire mes autres tournages prévus cette année, je ne serai pas dans la série pendant de grosses périodes. C’est un peu comme si je faisais un gros téléfilm avec eux. Je n’ai pas un contrat sur trois ans, on va voir où va amener ce personnage.

Vous tournez peu pour le cinéma. Pourquoi ?

On ne me propose pas de castings. En France, la frontière est encore compliquée à passer, à part si on a un coup de chance. Mais évidemment, ça me plairait d’en faire. Etre sur le devant de l’affiche oui, tout le monde rêve de cinéma. Mais je ne veux pas avoir de regrets ou être triste si je n’en fais pas. J’ai déjà assez de chance dans ma vie car il y a peu de comédiens qui travaillent autant. J’ai fait aussi beaucoup de théâtre, ce que j’aime beaucoup. Je vais également bientôt réaliser un court métrage et j’écris à côté. Tant que je garde des choses pour m’aérer la tête et les tournages, je suis heureuse.

Que vous apporte le fait de passer de l’autre côté ?

C’est passionnant car il faut créer son personnage, son arène. Etre auteure nourrit la comédienne et inversement. C’est très jouissif d’être à l’origine d’un projet et d’imaginer toute cette histoire.

Il y a un projet de Plus belle la vie 2.0. Seriez-vous partante de faire une apparition ?

Je n’en sais rien. Pour le moment, ils ne sont pas venus vers moi et je ne sais pas ce que ça va donner… Ils réussiront peut-être… Mais je ne pense pas que j’y retournerais quotidiennement. Faire un coucou pourquoi pas, mais j’avais déjà dit au revoir à la série.

Est-ce dur de garder cette étiquette PBLV ?

Non. Je viens d’un village du Sud de la France, je me dis que j’ai déjà beaucoup de chance d’avoir été dans une série qui m’a apportée tant d’expériences et qui m’a permis de rencontrer autant de personnes différentes. C’est grâce à Plus belle la vie si je tourne ailleurs aujourd’hui et si j’ai la vie que j’ai aujourd’hui. Johanna me suivra toute la vie.

Pauline Hohoadji

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