Je te promets (TF1) Narcisse Mame : « J’ai eu un coup de cœur énorme pour Marilou Berry »

Publié le 28 février 2022 à 13:10
JEAN-PHILIPPE BALTEL/AUTHENTIC PROD/TF1
Dans la série, il est Mathis, l’enfant adopté de la famille Gallo. Dans la vie, le comédien est un homme heureux et d’une rare générosité.

Vous souvenez-vous du jour où vous avez lu les premières lignes du scénario de Je te promets ?

Narcisse Mame : Très bien ! Avant la première lecture, j’étais dubitatif, car les adaptations de séries ne sont pas toujours réussies, d’autant que, ici, on s’attaquait à This Is Us, un monument télévisuel américain qui avait conquis la planète entière. Mais, rapidement, j’ai été sous le charme.

Comment était la rencontre avec Guillaume Labbé et Marilou Berry, vos frère et sœur de fiction ?

Je connaissais déjà Guillaume pour avoir collaboré avec lui sur la série Trauma (diffusée sur 13ème Rue en 2019, ndlr). À l’époque, il me parlait de ses projets, dont un qu’il gardait confidentiel. Puis quand il a su que j’étais pressenti pour intégrer Je te promets, il m’a appelé pour m’avouer que c’était ça, ce fameux projet dont il ne pouvait pas me parler ! Il m’a dit : "T’as intérêt d’en être aussi, mon pote !" C’était génial de se retrouver là ! Quant à Marilou, j’ai eu un coup de cœur énorme pour elle. L’alchimie qui existe entre nous facilite tout.

Dans cette deuxième saison, Mathis, qui est d’ordinaire si droit, semble perdre pied…

Pour moi, c’est le personnage le plus fragile du trio. Son seul refuge, dans la vie, c’est sa rigueur. Mais la rencontre avec son père biologique, dans la première saison, a tout chamboulé. Dans la saison 2, il remet tout en question. Au fil des épisodes, il fend l’armure, devient plus humain.

Quelle relation entretenez-vous avec lui, vous qui avez aussi eu un parcours de vie compliqué après avoir perdu vos parents, jeune…

Par expérience, je ne mêle pas ma vie personnelle à mes personnages, car c’est très éprouvant. J’ai vraiment essayé de construire un Mathis qui est aux antipodes de ce que je suis. C’est quelqu’un d’extrêmement sensible, qui a besoin d’être aimé de tous, qui veut toujours trop en faire, quitte à être maladroit. 

En 1995, à 9 ans, vous avez fait vos premiers pas de comédien dans le film Élisa, de Jean Becker. Quel souvenir en gardez-vous ?

C’était de l’amusement pur ! Je me souviens de la gentillesse de Gérard Depardieu et de Vanessa Paradis.

Être comédien, c’était donc un rêve de gosse ?

Pas vraiment. J’étais le clown de ma famille. C’est ma mère qui avait repéré ça chez moi et qui m’a inscrit au casting d’Élisa. Après ça, j’ai évolué dans d’autres sphères, joué au foot pendant quinze ans… Puis au décès de mes parents, je ne me sentais pas bien, j’étais au creux de la vague, et j’ai rencontré un agent qui a eu un coup de cœur pour moi. Il a su déclencher ma carrière, moi qui n’y tenais plus tant que ça. Souvent, je me dis qu’il n’y a pas de hasard. Dès que l’on se détourne d’un chemin, on est rattrapé par les choses de la vie. Le cinéma devait être ma voie. Je remercie ma mère d’avoir eu cette vision très tôt.

Vous avez co-fondé une association : Têtes grêlées. Quelle est sa vocation ?

Venir en aide aux personnes dans le besoin, en leur apportant de la nourriture ou des vêtements. J’ai grandi à Pantin (93), et la municipalité a fait beaucoup pour les jeunes comme moi. J’avais envie, à mon tour, de rendre un peu ce que l’on m’avait donné. Si la notoriété doit servir à quelque chose, autant que ce soit pour aider son prochain.

Interview Adeline Quittot

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