Homejacking (OCS Pulp) – Marie Dompnier : “A la fin du tournage, nous étions essorés psychiquement ! »

Publié le 7 avril 2024 à 18:35
Lincoln TV/OCS/DR
OCS Pulp dévoile ce dimanche soir, à partir de 21h00, sa nouvelle série Homejacking réalisée par Hervé Hadmar (Les Témoins, Pigalle la nuit), qui met en scène un couple (Yannick Choirat et Marie Dompnier) vivant dans une maison en pleine forêt dont la vie bascule après l’intrusion d’un homme armé. Présents en mars dernier au festival Séries Mania pour présenter Homejacking en avant-première, les deux comédiens ont accepté d’en dire plus sur cette série à l’intrigue plus complexe qu’il n’y parait.

Vous avez tous les deux tourné dans Les Témoins d’Hervé Hadmar…

Marie Dompnier : Quand il m’a proposé de jouer Isabelle, j’étais très heureuse de le retrouver car j’adore travailler avec lui. Et c’était aussi formidable de retrouver Yannick et d’avoir ce compagnonnage qui dure dans le temps.

Yannick Choirat : On partait en confiance !

Quel réalisateur est Hervé Hadmar ?

Marie : Il est fou, malade…. Vous avez vu la série non ? (Rires) Homejacking est un des premiers projets qu’il n’écrit pas. Mais ce projet portait quand même une grande partie de ses obsessions.

Yannick : Hervé a très vite une vision des choses ce qui fait qu’il nous laisse beaucoup de liberté. C’est très agréable de travailler avec lui de cette manière. On invente, on réinvente, on peut changer le texte… Même les auteurs se sont prêtés au jeu et on les en remercie. 

Dans Les Témoins, vous séquestriez le personnage de Marie. Là, vous ne l’épargnez pas non plus Yannick…

Yannick : Je n’arrête pas ! (rires)

Marie : Il n’y a qu’avec des personnes que l’on aime beaucoup que l’on peut jouer ces choses dures comme ça…

Comment avez-vous préparé les scènes dures psychologiquement et physiquement ?

Marie : Avec Yannick, nous travaillons de la même façon. Nous avons beaucoup parlé de tout ça avec lui, Hervé et les scénaristes pour se mettre d’accord sur ce que voulaient dire les scènes violentes, comment on allait les filmer et les jouer, où allait être mis le curseur… Tout ça permet, le jour du tournage, de tourner ces scènes en étant heureux car on travaille en confiance.

Yannick : On cherche effectivement tous ensemble dans la même direction pour que la vérité de la série et les points les plus importants soient essentialisés dans le jeu et les séquences.

Vous avez tourné la plupart de vos scènes dans cette belle maison d’architecte en pleine forêt. Avoir fait du théâtre ça aide pour jouer dans un lieu clos ?

Yannick : J’ai l’impression que oui, surtout lorsqu’on tourne certaines scènes en plan-séquence. On se retrouve dans des espaces très vastes sans savoir, parfois, où se mettre. Le théâtre nous permet de savoir quoi proposer physiquement dans l’espace. Et Hervé place ensuite sa caméra pour aller chercher ce que l’on a essayé de traduire. 

Marie : Avec Yannick, nous avons beaucoup travaillé en amont sur ces scènes-là pour se mettre d’accord. Il faut avoir du souffle pour les faire.

Voir Homejacking en streaming :

Sans spoiler, on peut dire qu’il y a un très surprenant rebondissement final. Qu’avez-vous pensé en lisant le dernier épisode ? 

Marie : Je ne m’y attendais pas mais je me suis dit : "Quel défi !"

Yannick : C’est un vrai travail d’interprétation !

Vous avez présenté la série au public de Séries Mania. Appréhendiez-vous leur réaction ?

Yannick : Oui et notamment sur la première scène de Homejacking. Je me suis demandé si la tension que nous voulions mettre était bien palpable et si le public allait la ressentir. Les spectateurs vont regarder la série sur leur ordinateur (elle est disponible en streaming sur OCS, ndlr) et à la télé chez eux. Mais la partager dans une telle salle, c’est intéressant.

Marie : Je ne voulais personnellement pas rester. Pour mon hygiène mentale, au bout d’un moment, je n’ai plus envie de me voir même si la série, que j’ai vue avant cette projection, est super ! Il y a des états émotionnels très forts et contrastés.

Yannick : C’est en effet assez passionnant de pouvoir passer dans des états qui sont un peu des exutoires. Aller chercher ce que peut provoquer un homejacking, c’est intéressant.

Comment se sent-on à la fin d’un tel tournage ?

Marie : Fatigués… Très fatigués ! (rires)

Yannick : Et contents de sortir de la maison !

Marie : On a traversé ce tournage et on s’aime toujours… Mais on était essorés  psychiquement à la fin. On avait envie de regarder La Grande Vadrouille et de rire un peu devant une bonne comédie !

Yannick, on vous a vu récemment dans la série Sentinelles (OCS) et vous Marie dans Cœurs noirs (Prime Video/France 2). Comment se sont passés ces expériences dans ces séries plongeant au cœur de l’armée ? 

Yannick : J’ai adoré tourner dans Sentinelles. Nous sommes partis plusieurs mois au Maroc. C’était la première fois que je tournais dans ce contexte hostile du désert. C’était en mai, juin et juillet et il faisait presque 50 degrés. C’est peut-être maso mais j’adore ça car ça met tout de suite en condition ! De la même manière que la maison d’Homejacking nous plonge tout de suite dans l’histoire, quand tu es en militaire dans le désert, tout joue pour toi. C’était une belle équipe et une belle aventure. Et on a remis ça pour une saison 2 !

Marie : Je garde de mon côté en mémoire l’immersion avec les vraies forces spéciales. Ce fut une découverte ! Le tournage de Cœurs noirs s’est étiré sur presque sept mois. Les frontières ont été fermées et nous avons même été rapatriés car c’était en période post-COVID. Là, en avril, on part tourner la saison 2. Mais je ne peux rien vous dire de plus sinon je vais me faire taper sur les doigts (Rires) !

Homejacking est à voir à 21h00 sur OCS Pulp et en streaming sur la plateforme OCS

Par
Pauline Hohoadji