François-Xavier Demaison évoque son personnage dans Le Négociateur : « C’est une vision apaisante de l’homme, en 2024 »

Publié le 25 mars 2024 à 10:23
© JULIEN CAUVIN / CAMERA SUBJECTIVE / TF1
Entre son métier, ses filles et ses ex, ce négociateur, engagé par le Raid, est sur tous les fronts. Un vrai papa solo !

Peut-on vraiment parler de rôle de composition ? 

François-Xavier Demaison : Non, pas du tout ! Moi-même, j’ai deux enfants (issus d’unions différentes, ndlr), dont une ado de 16 ans, avec laquelle je ne contrôle absolument plus rien. Et une petite de 17 mois, où je ne contrôle déjà plus rien non plus. En tout cas, j’ai l’impression d’une vraie rencontre avec un personnage, qui me parle vraiment. 

Vous avez toutefois un train de retard, par rapport à lui. Il en est à trois mariages et trois divorces. Vous, « seulement » trois mariages et deux divorces… 

Merci de me le rappeler ! (Rires) Mais, actuellement, tout va bien… En tout cas, je suis entré avec beaucoup de bonheur dans la peau d’Antoine Clerc, qui porte un gilet pare-balles, tout en ayant un côté très maternel. C’est une vision apaisante de l’homme, en 2024. 

Vous êtes aussi coproducteur de cette série… 

Depuis huit ans, je coproduis toutes les fictions que je fais à la télévision. J’adore cette position. Pas seulement pour prendre une partie de la marge (Sourire), mais parce que ça me permet d’avoir une empreinte éditoriale sur les projets, de les porter d’une manière plus profonde. Artistiquement, je pense qu’ils en ressortent gagnants. 

Expliquez-nous comment vous avez travaillé l’aspect « négociateur » pour le Raid d’Antoine Clerc, votre personnage ? 

Je n’ai pas fait de stage dans une unité d’intervention, comme Jeanne (Bournaud, qui joue le rôle d’Hélène Banier, commandante du Raid). Mais je me suis documenté, j’ai appris tout un champ lexical. Par exemple, ne jamais dire, « je ne suis pas d’accord avec vous », mais plutôt « oui, je comprends, mais si vous essayez de voir les choses de cette manière-là, peut-être que vous aurez cette conclusion… Qu’en pensez-vous ? » Il faut toujours être super ouvert. Surtout, ne pas braquer… le braqueur. 

Que vous inspire le duo Hélène-Antoine ? 

Ils sont réciproquement charmés et agacés. Parfois, il la trouve un peu psychorigide, comme elle le trouve complètement décalé. Mais lui s’en fout de ce que l’on pense de lui, du moment que ses trois filles vont bien, ainsi que ses ex, pour qui il a une formidable empathie. 

Aviez-vous déjà travaillé avec Jeanne Bournaud ? 

Jamais. Et si nous ne nous sommes pratiquement pas croisés lors des deux premiers épisodes, nous avons rattrapé le temps perdu par la suite. D’autant que l’on tournait à Lille et dans sa région, très accueillante. En fin de journée, nous avions du plaisir à nous retrouver, notamment pour des soirées au Kvo, un bar karaoké de Calais, où nous partagions l’amour du chant. On va dire ça comme ça ! (Rires) 

Avez-vous convaincu Michel Jonasz, qui joue votre papa (papy Cathou), de vous accompagner ? 

Non, même s’il a une énergie folle ! À ce propos, il est venu l’été dernier à Pellicu-Live, un petit festival que j’ai organisé dans le Sud (66), avec ma femme. Il a été génial. Je l’aime beaucoup, tout comme son personnage, dont on comprend qu’il a élevé seul son fils. Leur relation est très touchante. Quand papy Cathou appelle son fils « poussin », c’est sur une idée de Michel. 

Le négociateur, lundi 25 mars à 21h10 sur TF1

Par
Frédéric Lohézic