Anatomie d’un scandale (Netflix) : comment Boris Johnson et le footballeur Ched Evans ont inspiré la série

Publié le 15 avril 2022 à 10:48
Netflix
Netflix sort ce vendredi 15 avril Anatomie d’un scandale, une série portée par Sienna Miller mêlant sexe, scandale et politique. Une intrigue qui est inspirée de certains faits existants.

Génial créateur d’Ally McBeal, Boston Justice, Big Little Lies, The Undoing ou encore Nine Perfect Strangers, David E. Kelley est de retour ce vendredi sur le devant de la scène avec une nouvelle série. Baptisée Anatomie d’un scandale, cette fiction à voir sur Netflix rassemble Sienna Miller, Michelle Dockery, Rupert Friend, Naomi Scott et Ben Radcliffe. Elle met en scène James Whitehouse, un influent homme politique, et sa femme Sophie. Le couple, aisé, vit une existence privilégiée. Jusqu’au jour où tout bascule lorsque d’un scandale entourant James sort au grand jour. Lui qui avait un destin tout tracé est accusé d’un grave crime et sa chute pourrait bien être précipitée par une avocate, Kate Woodcroft, qui risque aussi d’ébranler Westminster.

Sexe, politique et parfum de scandale s’entremêlent dans cette Anatomie d’un scandale qui n’est autre que l’adaptation en série d’un roman signé Sarah Vaughan. Derrière ce pseudonyme se cache Sarah Hall, une ancienne journaliste qui a notamment travaillé pour le média britannique The Guardian. Si son Anatomie d’un scandale est une vraie fiction, elle n’a pas caché, dans diverses interviews, avoir puisé son inspiration dans plusieurs scandales qui ont secoué la scène politique britannique ces dernières années. Elle a notamment cité, dans un entretien accordée au Guardian, la mise à l’écart en 2004  du parti Conservateur de Boris Johnson pour avoir caché sa liaison avec Petronella Wyatt, une journaliste du Spectator. Elle a également été inspirée par un article de 2014 de sa consœur Allison Pearson dans lequel des femmes jugeaient durement la victime présumée d’un viol qui aurait été perpétré par le footballeur Ched Evans.

« Anatomie d’un scandale puise dans mon expérience en tant que correspondante politique pour The Guardian et en tant que reporter qui a couvert de nombreux sujets et procès médiatisés avec des personnalités très en vue. (…) Mais j’ai en réalité rêvé de l’intrigue après avoir été perturbée par la couverture médiatique d’une affaire de viol. C’était en novembre 2013 et le footballeur Ched Evans essayait de faire appel de sa condamnation pour viol. J’ai été contrariée par la manière dont la victime présumée a été décrite par des commentateurs. J’ai commencé à penser à quel point ce devait être horrible d’avoir rassemblé tout son courage pour se présenter à la police pour un viol et de voir son témoignage être mis en doute au tribunal et dans les journaux. J’ai aussi pensé à nos expériences #MeToo – même si nous n’avions pas ce terme à l’époque – et à quel point je ne voulais pas que ma fille, qui avait 8 ans à ce moment-là, vive certaines choses que j’ai pu traverser alors que j’apprenais à naviguer entre des politiques sexuelles au début de la vingtaine », a confié Sarah Vaughan au site Exploring Exeter.

Clara Kolodny

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