Le boxeur lui-même n’a pas validé la mini-série sur son parcours, sur sa vie. "Ne vous faites pas avoir par Hulu. […] Ils m’ont volé mon histoire, sans me payer. Pour les patrons d’Hulu, je ne suis qu’un n… qu’on peut vendre aux enchères… Hulu est la version streaming du maître d’esclaves…" Près d’un mois avant la sortie de la série sur la plateforme américaine (le 25 août dernier), Mike Tyson venait par ces mots se dresser contre cette fiction retraçant son histoire sur les rings et en dehors. Déjà, les huit épisodes suscitaient la controverse avant même d’apparaître sur les écrans de télévision aux Etats-Unis.
"Nous voulions juste raconter une histoire sans biais et laisser le public choisir ce qu’il en pense ou ressent, s’est défendue de son côté la productrice Karin Gist. Que les gens se posent des questions sur ce qu’ils savent vraiment de Tyson… Que vous l’aimiez ou le détestiez, la série vous interroge-t-elle sur la responsabilité de la société sur ce qu’il lui est arrivé ? C’était notre intention…"
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Du côté de la presse, l’accueil est mitigé. Certains journaux ont critiqué la série sur le fond, notamment au sujet du rapport de Mike Tyson avec les femmes. Le magazine Time a ainsi publié un article titré ""Mike" rabaisse les femmes que Tyson a blessées." De son côté le New York Times a écrit : "Comme l’ensemble de la culture américaine, la nouvelle mini-série d’Hulu ne sait pas s’il faut condamner ou glorifier la violence." Seule la performance de Trevante Rhodes, qui incarne Mike Tyson, ne laisse personne indifférent. Non pas par sa ressemblance physique, mais par son interprétation parfaite.
La série s’attarde sur la jeunesse du boxeur, sa carrière glorieuse puis controversée, elle-aussi, sur les rings mais elle montre également la vie privée de Mike et sa violence à l’égard des femmes qui ont partagé sa vie. Reste à connaître l’avis du public français qui devra aller sur Disney+ pour découvrir cette fiction.
Thibaut Falconnat