Askip : Que nous réserve la saison 3 de la série teenage de France Télévisions ?

Publié le 16 novembre 2021 à 14:07
©Fabien MALOT-FTV
Télé 7 jours s’est rendu en exclusivité sur le tournage de la saison 3 de la série teenage disponible sur l’application Okoo et france.tv. Rencontre avec son créateur Benoit Masocco.

Comment vous est venue l’idée d’ASKIP ?

Benoit Masocco : Cela faisait longtemps que je voulais faire un documentaire qui suivrait la vie des collégiens mais c’était compliqué en termes d’autorisation, de droits à l’image. Et puis, quand tu mets une caméra dans une classe, ça modifie beaucoup la réalité. Finalement, je me suis dit que le format « mockumentary », un faux documentaire, c’est ce qui permettrait le mieux de raconter la réalité, avec une touche de fiction qui nous apporterait également la partie comédie. On peut aborder tous les thèmes et ne se censurer sur rien à condition de s’ajuster à notre cible. On peut parler de sujets très graves mais il faut apporter de l’humour pour pouvoir dédramatiser. La réalité ne permet pas l’humour mais la fiction est assez formidable pour cela. Elle permet de s’attacher à des personnages, de créer du feuilletonnant, de raconter des histoires d’amour et des histoires d’amitié qui sont évidemment capitales à cet âge-là. Du coup, on est arrivé avec ce projet chez France TV. Ils étaient en train de préparer le lancement de « Okoo » et cherchaient justement un programme pour les pré-ados. Ils s’étaient rendu compte qu’il y avait beaucoup de séries pour les plus jeunes mais pas pour cette cible-là. Askip est un programme que les parents et les enfants peuvent regarder ensemble et qui permet d’ouvrir le débat à la maison.

Quelles sont les nouveautés de cette saison 3 ?

Chaque saison correspond à une année scolaire. Du coup, nous sommes obligés de laisser partir des élèves. Notamment, ceux qui ont leur brevet et qui partent en seconde. C’est une blague entre nous, mais on est certainement dans le collège avec le plus haut taux de redoublements car il y a plein de comédiens qu’on apprécie, donc on essaie de les garder au maximum ! (Rires). On invente donc des stratagèmes, on s’autorise des redoublements. Mais cette saison, il y a cinq nouveaux ados, un nouveau professeur et un nouveau surveillant.  La plus grosse nouveauté, en dehors du casting qui a évolué, c’est que l’on est dans une diffusion hebdomadaire, donc il y a deux épisodes chaque vendredi. Ce qui nous permet d’avoir une diffusion parfaitement corrélée à ce que vivent les spectateurs. On a fait un épisode spécial halloween, il y aura des épisodes spéciaux pour Noël ou encore la Saint-Valentin. Ça nous permet d’ouvrir le champ des possibles sur de nouvelles thématiques. Noël c’est féérique mais ça nous permet aussi de parler de ceux qui ont moins d’argent pour le fêter ou de ceux qui n’ont pas le Noël que l’on voit dans les films. On prépare même un épisode de comédie musicale pour la Fête de la Musique.

Qu’est-ce que cela apporte selon vous de tourner la série à Sète ?

Déjà, on ne voulait pas être une série parisienne. Puis, au regard de notre rythme de tournage, nous avions besoin de longues journées de lumière. Mais surtout, cela donne une ambiance colonie de vacances. Tout le monde dort dans le même hôtel, on mange tous ensemble midi et soir. Dès le deuxième jour de tournage, il y avait une cohésion absolument incroyable entre les comédiens et la complicité que l’on retrouve dans la série, elle n’est pas feinte. Ils se racontent leurs vies, ils ont des groupes WhatsApp, Snapchat, ils passent beaucoup de temps ensemble même quand il n’y a pas de tournage. Et ça c’est chouette car cela permet d’enrichir leurs personnages. Un autre élément positif, c’est que l’on tourne avec beaucoup de figurants. On en a entre 30 et 60 chaque jour. Ils sont toujours du coin et nous apportent un regard différent. Ce regard de la province, de la France qui n’est pas parisienne. Il y a des gens qui viennent de milieux sociaux et d’origines différents. Et tout cela reflète la diversité française.

Est-ce qu’il il y aura une saison 4 ?

Nous n’en avons pas encore la confirmation mais c’est plutôt bien parti.. 

Askip : disponible sur l’application Okoo et france.tv.

Interview Amandine Scherer

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