Avec cette adaptation du manga culte, à quoi peuvent s’attendre les fans de la première heure de Cat’s Eyes ?
Camille Lou Au-delà du fait que les personnages ont été transposés en 2024, dans un réalisme à la française, il s’agit d’un prequel qui n’existe pas dans le manga. L’histoire a été écrite par Michel Catz et son équipe de scénaristes, et validée par Tsukasa Hojo, le créateur. C’est important de le préciser ! Les téléspectateurs vont donc découvrir comment les sœurs Chamade sont devenues des voleuses de nuit.
Vous incarnez Tamara, la cadette. En quoi est-ce un rôle de composition ?
Il y a quelque chose de très égoïste chez ce personnage. Même si, avec le temps, j’apprends à l’être un petit peu plus, je fais toujours passer les autres avant moi, au point de m’oublier. Après, on peut comprendre l’égoïsme de Tamara, qui veut mettre au jour la vérité sur la mort de son père. Pour ça, elle est prête à tout, rien ne l’arrête. Même si l’on a aussi des points communs, je ne pourrais jamais mettre mes sœurs en danger.
Camille Lou explique en quoi le tournage de Cat’s Eyes est éprouvant
Vous semblez très proche de vos sœurs de fiction : Constance Labbé et Claire Romain…
Entre nous, ça a collé naturellement. Avec les filles, on s’est demandé si c’était parce que le casting avait été bien fait, ou si nous avions nous-mêmes créé cette complicité. Quoi qu’il en soit, c’est quelque chose qui ne se contrôle pas.
Le fait d’avoir partagé, pendant près de six mois, un tournage aussi intense n’a-t-il pas contribué à ce rapprochement ?
Ça n’a pu que nous rapprocher ! Tourner de nuit, sous la pluie, et à 30 mètres d’altitude, c’est costaud… mais tellement grisant ! Les horaires étaient difficiles. Je suis ressortie de là pleine d’admiration pour les personnes qui travaillent de nuit, comme les infirmières. C’est épuisant de se coucher à 8 h du matin en pleine semaine, ou de se lever à 5h30 un samedi. La santé en prend un coup. À la fin, on ne savait plus comment on s’appelait ! Et, en même temps, ça a soudé l’équipe.
Qu’est-ce qui a été le plus dur ?
Le tournage dans sa globalité. Il fallait avoir un mental d’acier pour tenir sur la longueur. Je ne pensais pas que ce serait aussi dur. En fait, je n’aurais pas cru en être capable. C’était éprouvant, aussi, parce que j’y ai mis tout mon cœur. Quand je sors d’un rôle, il y a toujours une pression qui se relâche. Comme le tournage de Cat’s Eyes a été très long, j’ai mis plus de temps à évacuer. Comme disait Florence Foresti, en parodiant Isabelle Adjani : « Je ne suis pas folle, vous savez ! » (Rires) Mes personnages me prennent aux tripes.
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