Comment avez-vous abordé ce rôle, tenu avant vous par Jehanne Pasquet ?
Saül Benchetrit : Jehanne a construit un personnage qui était très juste. Il y avait donc des petites bases, que j’espère avoir bien reprises. Cette saison 2 est un portrait pur d’adolescente. Agnès voulait que tout soit "honnête". Ce n’est pas romantisé. La série aborde les sujets les plus importants : les premiers pas vers la sexualité, la masturbation, les boutons, les règles… Tout ce qui est habituellement tabou à l’écran.
Comment s’est passé le tournage ?
Dans ce genre de projet, il faut un lien, car on avait peu de temps de tournage. La confiance vient des expériences que l’on vit. Agnès et moi, nous sommes très réceptives aux émotions et aux énergies des gens.
Agnès raconte que votre première question sur la série a été : "Est-ce intelligent et féministe ?"
J’ai des ambitions et des rêves… Lorsqu’elle m’a proposé de passer des essais, j’en avais très envie, car la saison 1 (qu’elle a regardée avec sa mère, l’actrice Anna Mouglalis, ndlr) m’avait énormément fait rire, et c’est de l’humour qui fait réfléchir. Même les scènes du casting, comme "le premier rendez-vous gynécologique", étaient géniales. Ça a permis de voir qui était à l’aise ou non, sachant qu’un essai est toujours une situation malaisante, avec beaucoup de stress.
Jeune & Golri, jeudi 8 juin à 21h00 sur OCS MAX
INTERVIEW PAULINE HOHOADJI