Sam (TF1) – Amaury de Crayencour : « J’ai opéré une vraie transformation physique pour ce tournage »

Publié le 15 janvier 2024 à 9:15
©Stéphane GRANGIER/VEMA PRODUCTION/TF1
Dans cette septième saison, Amaury de Crayencour débarque avec ce personnage qui sème la zizanie dans la vie de Sam et de ses collègues. Un rôle jubilatoire !

Vous campez Maxime, le nouveau propriétaire du château, qui abrite l’école. Qui est-il ? 

Amaury de Crayencour : C’est le neveu d’Anne-Marie (Chantal Ladesou). En apparence, il débarque pour sauver les meubles… Mais, en réalité, il a acheté le château pour le raser et faire un hôtel de luxe. Maxime est présenté, dès le départ, comme le sale type assumé. C’est un connard, quoi ! (Rires) Bien sûr, on va finir par se rendre compte qu’il a des failles. C’est très jouissif de jouer ce genre de personnage, car ça donne forcément lieu à des situations rocambolesques. 

Il y a notamment cette scène, où les profs se réunissent pour l’admirer durant son entraînement de boxe… 

J’ai opéré une vraie transformation physique pour ce tournage. Quand j’ai lu les scénarios, j’ai constaté que Maxime était torse nu la moitié du temps. C’était en janvier de l’année dernière, juste après les fêtes, et je me suis dit : « Bon, il va falloir s’y mettre ! » J’ai donc fait appel à un coach, Magide, qui est incroyable, aussi bien pour le sport que la nutrition. Ensemble, on a réalisé un formidable travail pour arriver à un résultat qui me satisfait : j’ai pu tomber la chemise sans avoir honte ! 

Maxime semble également avoir un passé complexe avec Laurent, le personnage incarné par Thierry Neuvic… 

Le combat de coqs qui se joue entre eux est génial. D’un côté, on a Laurent, le maire du village, qui représente l’homme responsable, sérieux. De l’autre, il y a Maxime, le jeune fêtard millionnaire, qui écrase tout sur son passage. Sam se retrouve entre ces deux feux, ne sachant pas lequel choisir, entre la stabilité et le vice. 

Avec Hélène de Fougerolles, vous étiez donc les deux petits nouveaux sur le plateau. Cela vous a-t-il rapprochés ? 

Oui, vraiment ! Déjà, Hélène est une personne et une comédienne extraordinaire. Elle est humble, simple, sensible, et elle est tout le temps gagnée par le doute. Moi, j’aime les gens qui doutent, comme dit la chanson d’Anne Sylvestre. Il s’agissait de ma quatrième collaboration avec le réalisateur, Hippolyte Dard : nous avions notamment travaillé sur Nos chers voisins (TF1) et sur L’Art du crime (France 2). Quant à Charlotte Gaccio, Fred Testot et Thierry Neuvic, ils m’ont tous réservé un accueil exemplaire. 

Quel genre d’élève étiez-vous ? 

Maxime, c’est le mauvais élève qui s’assoit au fond pour mettre le bordel dans la classe de Sam. Je n’ai jamais été comme ça. C’est ce que j’aime dans ce métier : on vit des vies qu’on n’a pas eues. J’étais bon élève, sans être le meilleur, dans le groupe des « cools », sans être le plus populaire… Je suivais le mouv’. Entre les déménagements, le divorce de mes parents et les mutations de mon beau-père, chaque année, j’ai été le nouveau. Forcément, je restais dans l’observation. 

On vous retrouve aussi sur les planches, avec La Maison du loup, au Théâtre Rive Gauche, à Paris, où vous redonnez vie à Jack London… 

C’est une rencontre avec ce personnage, qui était un aventurier épris de liberté et, en même temps, en proie à la morphine, à l’alcool et au manque d’inspiration. On parlait de Maxime, qui est un vrai « méchant ». Avec Jack London, on ne peut pas utiliser de mots aussi simples, tellement il a de couches. C’est un grand bonheur à jouer. 

Sam, tous les lundis à 21h10 sur TF1

Par
Camille Sanson