Plus de dix ans après Un monde de douceur (2012), c’est votre deuxième participation à Joséphine, ange gardien. Comment se sont passées les retrouvailles avec Mimi Mathy ?
Linda Hardy : La première fois, je n’avais travaillé que quatre jours. Cette fois, nous avons tourné ensemble du début à la fin du tournage. On a eu le temps de nouer une relation. Elle est drôle et généreuse. J’étais à la fois spectatrice et actrice…
Charlotte Dumas, votre personnage, est une chorégraphe élevant seule sa fille, Léa (Alicia Popov), avec laquelle elle entretient une relation conflictuelle. Que lui reproche sa fille ?
Charlotte, qui vivait à Bordeaux, a dû, lors de la séparation d’avec le père de sa fille (Yann Sundberg), s’installer à Paris. Sa fille lui reproche, entre autres, de l’avoir coupée de ses attaches bordelaises.
Cette histoire trouve-t-elle une résonance chez la maman célibataire que vous êtes ?
Je partage son exigence sur le respect des règles de vie et des valeurs. C’est ainsi que j’élève Andréa, mon fils de 13 ans. Pour l’instant, ça se passe plutôt bien.
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Et vous, quel genre d’adolescente étiez-vous ?
Je n’étais pas une rebelle, je le suis devenue plus tard. Mon frère l’était beaucoup plus. Je n’en avais ni le tempérament, ni l’envie. Je préférais me concentrer sur mes études. J’étais très exigeante avec moi-même. Du genre à rentrer en larmes à la maison, si j’avais obtenu 15/20 au lieu de 18.
Êtes-vous toujours restée aussi exigeante ?
Souvent, quand on est rigoureuse avec soi-même, on attend des autres la même implication. C’est une erreur, car nous n’avons pas tous la même personnalité. Cela peut passer pour de la rigidité. J’ai fait un travail sur moi-même. Et, aujourd’hui, je suis beaucoup plus cool.
Ce travail sur vous-même passait- il aussi par votre participation, en 2019, à l’émission Danse avec les stars ?
L’expérience m’a beaucoup servi pour jouer le rôle de Charlotte. J’ai aussi énormément appris sur mon corps en faisant l’émission Danse avec les stars. Mais vous avez raison : si la danse est l’école de la rigueur et de l’exigence, c’est aussi celle du lâcher-prise. Et c’est pour cela que j’ai accepté de participer à cette aventure avec le danseur et chorégraphe Christophe Licata.
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Dans cet épisode, vous êtes la maman d’une adolescente atteinte de leucémie. Quel message souhaiteriez-vous transmettre à ceux qui traversent cette épreuve ?
Qu’ils gardent espoir, les avancées médicales sont significatives aujourd’hui. Et puis continuer à bouger, à vivre, malgré la maladie. Je suis intimement persuadée que le mental joue beaucoup dans la guérison.
Vous êtes aujourd’hui à l’orée de la cinquantaine. La perspective de vieillir vous fait-elle peur ?
Vieillir ne m’effraie pas. En revanche, il est important, pour moi, de continuer à être en bonne santé. La ménopause doit cesser d’être un tabou. On ne pose pas la question aux hommes de plus de 50 ans !
Quels sont vos projets ?
J’ai tourné Bugarach, une série fantastique pour la plateforme de France Télévisions, et une série pour Netflix, dont je ne peux pas encore parler (Supersex, série biographique sur Rocco Siffredi, ndlr). J’ai aussi quatre propositions au théâtre, mais qui n’ont pas encore été finalisées.
Joséphine, ange gardien, lundi 26 juin à 21h10 sur TF1
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI