Kev Adams : « Je ne pouvais pas refuser Avenir » (TF1)

Publié le 27 février 2023 à 13:15
©MyFamily/TF1
Il n’avait pas tourné dans une fiction télé depuis la fin de Soda, en 2015. L’humoriste et comédien expérimente l’effet papillon dans une fiction fantastique des plus surprenantes.

Comment est née l’idée de cette série, dans laquelle vous jouez, mais que vous avez également co-écrite ?

Kev Adams :  C’est Daive Cohen, scénariste avec qui j’avais collaboré sur  Les Nouvelles Aventures d’Aladin (2015), qui m’en a d’abord parlé. Il avait envie, depuis des années, d’une fiction qui jouerait sur une double temporalité. Il a imaginé l’histoire de ce garçon, Eliott, qui entend parler d’un site sur lequel il est possible de revendre ses anciennes adresses mail. Il y voit l’occasion de se faire un peu d’argent, et tente sa chance. Quelque chose de magique se produit alors : il se met à communiquer par mail avec l’enfant qu’il était à 11 ans. Ce qui n’est, au début, qu’une expérience insolite et drôle, va finir par devenir beaucoup plus sérieuse et sombre. Je lui ai immédiatement dit que c’était génial ! On a alors commencé à travailler sur une première version, puis, très vite, on est entrés en développement avec les équipes de TF1. 

Parlez-nous d’Eliott… 

C’est un garçon qui n’a pas beaucoup d’ambition. Il vit avec sa soeur, Olivia, il est bien dans son petit train-train. Quand il a l’occasion de changer un détail de son passé pour aider celle-ci, il le fait sans imaginer les répercussions de sa décision. J’avais très envie de l’incarner, car c’est le seul qui ne bouge pas au travers des différentes réalités. Il est conscient de ce qu’il se passe, à l’inverse de tous les autres. Il se rendra compte que sa vie initiale n’était pas si mal, finalement. 

Dès la scène d’ouverture, on comprend que cette faille spatiotemporelle va avoir de lourdes conséquences, dramatiques, même… 

Oui, au bout d’un moment, Eliott va perdre les pédales. Il ne cessera pas de se réveiller dans de nouvelles vies et de nouvelles réalités. Tout va partir en vrille, et c’est ce que l’on voulait : proposer une série qui mélange les genres. Je n’aime pas que l’on enferme les fictions dans une case particulière : ça, c’est de l’enquête, ça, un thriller, ça, du suspense. Est-ce que l’on classifie sa vie ainsi ? Non ! 

N’est-ce pas schizophrénique de jouer le même personnage, qui vit différents présents ? 

Si, surtout qu’Eliott va sombrer peu à peu dans la folie et découvrir à chaque fois d’autres versions de luimême : il est parfois plus idiot, plus sûr de lui ou plus méchant. Pour moi, c’était jouissif à jouer. C’est rare, en tant qu’acteur, de pouvoir montrer cette palette de jeu-là, dans une seule et même fiction. 

Vous n’aviez pas joué dans une série depuis longtemps. Il fallait un projet de cette envergure pour vous y faire revenir ? 

On m’a proposé beaucoup de choses ces dernières années, pour M6, TF1 et même Netflix. À chaque fois, je ne voyais pas ce que j’allais apporter. Mais je ne pouvais pas refuser @ venir, moi qui suis un fan invétéré de Retour vers le futur ! D’ailleurs, nous développons déjà une deuxième saison. 

Si vous pouviez parler à votre version adolescente, que lui diriez-vous ? 

Rien ! Vous verrez, c’est exactement la morale de cette série.

Avenir : lundi 27 février à 21h10 sur TF1 

 INTERVIEW AMANDINE SCHERER 

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