Dans quel état d’esprit retrouve-t-on Panda, en ce début de saison 2 ?
Julien Doré : Pour lui, la situation est un peu déceptive, mais au moins, elle est claire. Après un baiser échangé avec Lola (Ophélia Kolb) à la fin de la première saison, cette dernière lui annonce qu’elle va se marier. Panda finit même par se convaincre qu’il peut avoir un rôle à jouer dans la cérémonie ! Il est comme ça : quand le vent ne tourne pas en sa faveur, il s’adapte avec bienveillance.
Quelles étaient vos envies pour ces nouveaux épisodes ?
C’est un univers tellement coloré que ma peur, au moment de l’écriture, était de caricaturer la caricature, qui est juste parce qu’elle était improvisée et instinctive. L’envie était également d’étoffer les autres personnages, tels que Lola, Messina (Gustave Kervern), Stan (Maxence Lapérouse), Roman (Mathis Bour) et Thérèse (Hélène Vincent).
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Vous vous êtes donc, une nouvelle fois, impliqué dans l’écriture du scénario…
Bien sûr. C’était important pour moi, comme le fait de situer la série chez moi, dans le Sud. Quitte à faire ce pas de côté, j’avais besoin de sentir qu’au travers de ce personnage dessiné en une ligne il y a deux ans et demi, on allait créer quelque chose de différent. Je voulais de la folie et de l’amusement. J’ai eu la chance de m’entendre sur cette liberté-là avec la production et la chaîne. Sinon, évidemment, je n’y serais pas allé. Et surtout, je n’y serais pas retourné !
Tourner deux saisons de Panda vous a-t-il permis de vous sentir davantage comédien ?
Pas du tout ! Je vois ça comme une parenthèse. Ma place, c’est la musique. Le reste, ce sont des tentatives et des expériences. C’était un merveilleux moment pour la saison 1, puis la saison 2. J’espère que ça fera plaisir, mais ce n’est pas ma vie, je ne suis pas comédien. C’est pourquoi, depuis le lancement de la série, j’ai refusé tout ce que l’on me proposait qui était de l’ordre de la comédie. Je veux être sur scène et chanter. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas pris beaucoup de plaisir à jouer.
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À quoi va ressembler votre nouvelle tournée, que vous allez débuter en mars ?
Je travaille depuis un an sur une mise en scène complètement folle, qui va être portée par mes chansons et des reprises du nouvel album. Faire marrer les gamins et leurs parents qui viennent me voir, c’est la plus belle des utilités que je peux avoir en tant qu’artiste. Ce monde dans lequel grandit mon fils, nos enfants, est trop anxiogène. Mais j’arrive à trouver des clés qui ouvrent des petites portes de bonheur. C’est ça que je veux faire de ma vie, tant que j’aurai la chance de continuer la musique.
Imposteur sera bientôt disque de platine (100 000 albums vendus). Un tel succès guérit-il du syndrome de l’imposteur, justement ?
Non, car c’est un allié. J’ai réalisé récemment, sans doute avec plus de sagesse qu’il y a quelques années, que lorsque je me pose la question de savoir si j’ai le droit d’avoir cette place, ça m’aide à faire les choses pour les bonnes raisons. Des artistes dont j’ai croisé la route, comme Francis Cabrel, m’ont expliqué que même après trente tubes, ils se demandent toujours si ça vaut le coup qu’ils refassent un disque. Quand des gens comme ça vous disent cela, alors vous savez que c’est plutôt sain de se poser la question de la légitimité.
Panda, jeudi 16 janvier à 21h10 sur TF1