Qu’est-ce qui distingue cette série (dont la diffusion débute le lundi 1er septembre) de Vestiaires, qui aura vécu treize saisons ?
Théo Curin : Les deux programmes ne sont pas comparables sur le fond. Les seuls points communs sont qu’on y retrouve des acteurs de Vestiaires, comme Adda Abdelli qui est aussi scénariste, et cet humour un peu trash. Immeuble partagé, c’est une autre histoire, un environnement différent. Le casting est ouvert. On y trouve tous types de profil : valides, handis, jeunes, vieux… J’espère que cette nouvelle fiction aura la même longévité que Vestiaires.
Comment décririez-vous William, votre personnage ?
William est un peu perché, mais très attachant, même s’il peut être parfois agaçant pour les autres. Il porte en lui une part de moi, ce côté un peu filou et une immense curiosité. Tout l’intéresse, et tout particulièrement l’astronomie.
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Ce format de 2 minutes n’est-il pas un peu court pour développer une histoire ?
À la base, ce devait être un peu plus long. Mais cette brièveté nous oblige à être dynamique et efficace…
Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
Son côté inclusif. C’est l’ADN de ce programme. On s’éloigne de la série sur les handicapés. Vestiaires a habitué les téléspectateurs à voir jouer des comédiens handicapés. Je pense qu’il faut aujourd’hui sortir de ça et promouvoir le vivre-ensemble. Tous ces locataires ont leurs galères, mais ils se serrent les coudes pour s’en sortir.
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Parmi les habitants de l’immeuble, il y a Myriam, jouée par Andréa Ferréol. Comment s’est passée votre collaboration ?
Au départ, c’était très intimidant de jouer avec cette grande dame du cinéma. Andréa a su très vite me mettre en confiance. Son talent nous tire vers le haut, et puis elle est drôle et très attachante. J’ai eu peu de scènes avec elle, mais lors de la prochaine salve, que l’on tourne en octobre, j’en aurai beaucoup plus.
Vous jonglez avec plusieurs casquettes, comédien, animateur de jeu, avec Slam (France 3), et même conférencier. Comment faites-vous pour mener de front toutes ces activités ?
Je fais du sport et puis j’aime cette diversité. Il n’y a pas une semaine qui se ressemble. J’ai horreur de la routine.
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On va d’ailleurs vous retrouver en octobre en prime time sur France 5 pour un second numéro d’ Aidants, il est temps de les aider. Pouvez-vous nous rappeler de quoi il s’agit ?
J’emmène deux célébrités rencontrer, durant 48 heures, des familles dans lesquelles il y a une personne aidée et une personne aidante. Une personnalité va remplacer la seconde, tandis que je prendrai celle-ci sous mon aile pour lui offrir un répit durant lequel elle va rencontrer des gens qui la conseilleront pour mieux organiser son quotidien. Il faut savoir qu’un aidant sur trois décède avant la personne aidée car il s’agit souvent de personnes âgées.
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Avez-vous conscience d’être inspirant pour des centaines, des milliers de gens ?
Pour être sincère, je fais d’abord les choses pour moi. Mais quand je reçois des témoignages dans lesquels on me dit que mon exemple a donné force et courage, ça me touche. Mon message ne s’adresse pas qu’aux handicapés, il est universel. Quels que soient nos difficultés et les obstacles, on peut toujours s’en sortir
Immeuble partagé, à 5h55 et 13h45 sur France 2