Enterrement de vie de garçon (Canal+) – Adib Alkhalidey : « Mon personnage, c’est le casse-couille de la bande »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:59
© Calt Story / CANAL+
L’humoriste québécois est LA révélation de la série Enterrement de vie de garçon, fiction en quatre épisodes, diffusée ce soir sur Canal+, qui questionne la masculinité en 2024.

Comment est né Enterrement de vie de garçon ?

Adib Alkhalidey : On a commencé à penser à ce projet il y a quelques années. On est vraiment parti du principe qu’on avait nos conversations les plus profondes et les plus importantes entre amis, dans des moments où on s’y attendait pas du tout. Panayotis Pascot, Fary, Jason Brokerss, Guillermo Guiz et moi-même, nous sommes tous les cinq humoristes. Donc on a tendance à négocier avec les enjeux de la vie à travers l’humour. On s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose de très intéressant à explorer au niveau scénaristique : de faire cohabiter l’humour et le tragique, deux écosystèmes qu’on a tendance à séparer l’un de l’autre. On avait la certitude que cela donnerait un projet à la fois drôle et touchant. Je pense que la série le montre bien : l’humour, c’est quelque chose qui détend le cœur.

C’est donc un peu votre histoire ?

Oui car on est parti de quelque chose de vrai, quelque chose d’authentique qui était notre amitié. C’est ce qui fait la force de la série. Il n’y a rien d’exagéré au niveau du jeu. On est tous plus ou moins comme ça quand on essaie de se faire rire. Et on est tous plus ou moins sensible, même si on ne le montre pas toujours. Cette série, c’est l’opportunité d’inviter les hommes à explorer leur sensibilité.

Parlez-nous de votre personnage…

Adib, c’est un peu le rabat joie, celui qui casse les couilles à tout le monde. Il a quelques semaines d’avance sur les autres, en termes de maturité. Il s’autorise à donner des recommandations et des conseils de manière systématique, ce qui fait qu’il est toujours à l’écart. En même temps, c’est aussi celui qui a la patience de croire en l’espoir d’un avenir meilleur pour chacun de ses amis.

Y’a-t-il eu de la place pour l’improvisation ?

Nous tournions beaucoup de nuit donc le temps était limité, il y avait vraiment un sentiment de course contre la montre. Parfois, on avait envie d’improviser, de se laisser aller aux fous rires mais il a fallu vraiment s’en tenir au plan de travail.

Une saison 2 est-elle déjà prévue ? On a envie de retrouver ces cinq lascars…

Tous les gens à qui j’ai montré la série m’ont dit que nous n’avions pas le choix, qu’il fallait continuer parce que l’énergie contagieuse qui se dégageait de ce quintet était formidable. Ce n’était pas prévu mais je pense qu’il va y avoir des discussions…

Enterrement de vie de garçon, mercredi 14 février à 23h40 sur Canal+

Par
Amandine Scherer