Paul, l’amour de jeunesse de Brigitte, joué par Fred Bianconi, va mettre la zizanie dans le couple…
Yves Pignot : Jacques est en admiration devant lui, c’est l’un de ses meilleurs amis. Ils ne s’étaient pas revus depuis longtemps. Et force est de constater que l’un des deux a pris du poids – je ne vais pas dire lequel –, et l’autre non ! Jacques ne voit donc pas son retour d’un très bon oeil.
Marie Vincent : Brigitte est, elle, en revanche, extrêmement attentive au charme de cet ex. Et elle va en faire baver à son mari. Si bien que ce dernier tentera, durant toute cette saison, de la séduire à nouveau. Il va inventer un tas de subterfuges. C’est très agréable pour elle.
Yves Pignot : Inutile de vous dire que Jacques va prendre des vents pas possibles ! Ça va être dur…
Jacques et Brigitte sont la caution romantique et sexuelle de la série, ce qui peut surprendre !
Yves Pignot : Surtout sexuelle ! C’était l’une des idées de base de la série : que la sexualité s’exprime à travers ce couple. Et, franchement, regardez-nous, ça donne de l’espoir à beaucoup de gens !
Jacques a une relation bien plus complice avec ses gendres, Milo (Gérémy Crédeville) et Jean-Pierre (Olivier Mag), qu’il ne l’avait avec Kader (Tarek Boudali). Se serait-il adouci avec le temps ?
Yves Pignot : Non. Il s’adoucit seulement quand il a besoin d’eux. Sinon, il est toujours dans cet état d’esprit de les mettre à l’épreuve. Parce qu’être le gendre de Jacques, ça se gagne ! Milo, qui est nouveau dans la famille, prend encore des gants. Quant à Jean-Pierre, qui pense avoir tout compris, il a quelques mauvaises surprises…
Jacques s’amuse beaucoup de cette situation. Incarner ces personnages, est-ce que ça équivaut à une cure de jouvence ?
Marie Vincent : C’est formidable, en effet, car ça fait appel à toute une palette d’émotions. Brigitte et Jacques sont très jeunes dans leur corps et dans leur tête. Donc, évidemment, c’est stimulant. Qu’est-ce que tu en penses mon chéri ?
Yves Pignot : Marie et moi sommes amis depuis plus de vingt ans. Notre amitié et les sentiments qu’on a l’un pour l’autre transpirent dans notre jeu d’acteurs. Lorsqu’on tourne ensemble, on est bien ! Donc, oui, comme vous dites, c’est une cure de jouvence.
Vous souvenez-vous de votre rencontre ?
Marie Vincent : On s’est connus au théâtre, à travers une expérience compliquée, mais malgré tout magnifique. C’était la dernière pièce de Jacques Villeret (Jeffrey Bernard est souffrant, mise en scène par Jean- Michel Ribes, en 2000, ndlr). Nous lui donnions la réplique, avec Guillaume de Tonquédec. Et on s’est nous-mêmes attribué le Molière de la camaraderie.
Yves Pignot : C’est vrai que c’était d’une grande virtuosité, en coulisses. Jacques étant très fragile, il fallait être solide. C’est dans ces circonstances que l’on a construit tous ensemble une grande complicité. Une amitié totale, même. Peu après cette expérience, j’ai mis en scène Marie dans une autre pièce, qui s’intitulait Comme en 14 !, et qui lui a valu le Molière de la Révélation théâtrale, en 2004. Depuis, on ne s’est plus quittés. On a encore d’autres projets en commun, mais que l’on n’arrive pas à concrétiser pour le moment. On forme un couple inséparable !
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INTERVIEW CAMILLE SANSON