Camille Combal (Ghosts : Fantômes en héritage) : « Je n’ai qu’une seule envie : me marrer ! »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:24
Camille Combal incarne un chef gaulois dans la série Ghosts : Fantômes en héritage qui débarque ce lundi soir, à 21h10, sur TF1 (après une présentation en avant-première à Séries Mania 2025 et une première sortie sur Disney+ en avril dernier). Un rôle qui comble celui qui n’a qu’une idée en tête : s’amuser et faire rire le public.

Ghosts, c’était un peu le projet parfait pour vous non ?

Oui ! Ça m’a rappelé un peu mes débuts et pas que ! J’ai toujours aimé me déguiser, mettre des perruques et changé d’apparence, donc ça collait bien. On ne s’en rend pas compte sur les images, mais on tournait en plein mois de juillet, en pleine canicule. Je t’avoue que c’était compliqué pour les prothèses de maquillage pour me faire des boutons. J’avais chaque matin plus de 2 heures de maquillage et il fallait que ça tienne toute la journée malgré la chaleur. C’était quelque chose !

Le plus dur pour vous a été la température, le jargon technique à apprendre ou le fait que votre personnage soit cantonné à la cave ?

La cave ! C’est une fausse, nous tournions dans une des pièces du château et pas dans un studio où tout est ouvert autour. La pièce faisait 1,9 mètre de hauteur, 2m2 de superficie. On était 25 dedans avec tous les techniciens et on suffoquait de chaleur ! Le défi a été de vite rentrer toutes les séquences parce que le maquillage pouvait tomber. La chaleur a vraiment été compliquée. Et l’attente aussi, ce qui me changeait de la télé. On peut attendre 4 à 5 heures avant de tourner. Mais on s’est tellement marrés avec l’équipe que j’aurais pu attendre sans problème une journée entière avant de tourner ! J’ai eu la chance de jouer dans un ou deux projets, mais on était deux ou trois. Là, c’est vraiment une fiction de bande. Même si j’étais un peu isolé dans ma cave, les autres comédiens étaient là les jours où je tournais. Ils nous avaient donné une salle pour attendre. On était une dizaine à se raconter des histoires, donc ça passait très vite ! C’était un peu comme une salle d’attente de dentiste, sauf que tous tes potes consultent le médecin en même temps (rires) !

Il parait que vous étiez stressé avant le tournage…

Un peu oui, c’est quand même une grosse fiction ! Il fallait tourner beaucoup de minutes utiles par jour alors qu’il y avait beaucoup de costumes et de plans car il fallait faire les scènes avec les fantômes et sans – seul le personnage de Camille Chamoux les voit. Une scène prend donc le double de temps de d’habitude. J’étais aussi stressé par l’accueil de tout le monde et par la présence dans une scène d’Eric Judor, qui est mon idole absolue ! Me retrouver dans la même série que lui, ça met la pression ! Je me demandais comment il allait trouver tout ça. 

Vous qui improvisez beaucoup à la télévision, était-ce facile de rester cadré sur le scénario ? 

J’adore l’impro ! C’est aussi un peu pour ça que j’ai dit oui à Ghosts que j’ai tourné en plein mois de juillet, en quittant mon lieu de vacances certains jours pour venir jouer. La série est réalisée par Arthur Sanigou qui est un des coauteurs de Catherine et Liliane (un programme court de Canal+ diffusé entre 2012 et 2019, ndlr) et LOL : qui rit, sort ! (Prime Video). La rencontre avec lui était géniale ! C’est un mec qui, malgré les délais serrés, prend le temps de te voir plusieurs fois avant pour parler du personnage ou ajouter des blagues. Il fait ça avec chaque comédien ! Sur le tournage, il n’hésite pas à tester des choses. Tourner avec des personnes comme lui, c’est génial !

Certains fantômes ont des pouvoirs, notamment celui de Fred Testot qui peut pousser des objets. Quel est celui de votre personnage Albos, le chef des Gaulois ?

Moi, ce n’est pas un pouvoir surnaturel. Je suis juste là depuis longtemps, Albos est mort sur un terrain vague avant même la construction du château, tout le monde m’a oublié à la cave et j’ai vu passer tout le monde. Donc je sais utiliser la chaudière car j’ai vu la moindre intervention d’un technicien. Albos connaît l’endroit mieux que personne. S’il y a une galère, il peut répondre. C’est comme aménager dans un village et avoir un voisin qui est là depuis 60 ans et qui vous aide pour tout. Moi, je suis le voisin un peu relou quoi.

Camille Combal en dit plus sur ses prochaines séries après Ghosts : Fantômes en héritage

Quel est le secret pour que vous disiez oui, vous qui êtes très sollicité ? 

Il faut avant tout que le projet me plaise ! Mais c’est vrai que je passe à côté de choses bien à cause des plannings. Si le tournage se passe pendant Danse avec les stars, c’est compliqué, la production ne peut pas adapter tout le planning pour moi. C’est tout aussi compliqué pour le théâtre. Je ne vais pas dire que je joue toute la semaine sauf le vendredi soir parce que je suis en direct à la télé. Et je ne peux pas rater Danse avec les stars une semaine parce que je joue, ce serait étrange. 

Vos deux premiers rôles de fiction (Besoin d’amour et Ghosts : Fantômes en héritage) étaient dans des comédies. N’avez-vous pas envie d’un rôle dramatique ?

Pas trop. Dans tout ce que j’ai toujours fait, même dans les grands divertissements que j’ai eu la chance d’animer sur TF1, j’essaie toujours de mettre de l’amusement. Donc pour l’instant je n’ai qu’une seule envie : m’amuser et me marrer même si je regarde dans la vie davantage de fictions dramatiques que de comédies. J’ai encore envie de faire marrer, en tout cas pendant quelques temps. 

Vous écrivez d’ailleurs votre propre comédie. Où en est ce projet ?

On avance. Il y a deux fictions en même temps : un unitaire et une série un peu plus épisodique. On essaie de dénouer des nœuds. Si je pouvais me consacrer à 100% à ces projets avec d’autres auteurs, ça irait plus vite, mais ce n’est pas le cas donc on avance à notre rythme. On est contents de l’idée générale mais on ne travaille pas encore sur les dialogues. On est vraiment en train de dénouer tout ce qu’on a dans nos têtes. Le temps de développement d’une fiction est plus long.  

Et vous ne pouvez rien nous dire sur l’idée générale de ces projets ?

Je ne peux encore rien dire parce que c’est un truc un peu concept. Mais pour le moment, on est en train d’écrire. Après, il y a encore la vérité de tournage. Mais au moins, il faut déjà qu’on soit trop contents de ce qu’on a écrit. 

Seriez-vous prêt à ralentir la télévision pour faire de la comédie ?

Moi mon but est vraiment de divertir et de m’amuser quel que soit le terrain de jeu. Tant que je m’amuse à la télévision, je ne vois pas pourquoi arrêter à part pour des questions de planning. Mais là, on a tourné de supers moments récemment, des choses très amusantes et divertissantes ! J’ai beaucoup de chance !

Que nous réserve Camille Combal pour la suite d’Une famille en or (TF1) ?

Vous insufflez beaucoup de comédie dans vos émissions, notamment Une famille en or. Que nous préparez-vous pour les inédits que vous avez commencé à tourner fin octobre ? 

Je suis très content parce qu’avec l’appui de TF1, on a réussi à faire un truc un peu hybride. Evidemment il y a toujours les vraies familles. Si vous saviez d’ailleurs le nombre de personnes qui m’arrêtent dans la rue pour me dire qu’elles rêvent de faire l’émission ! Je leur envoie à chaque fois le mail du casting (rires). J’ai peut-être croiser des personnes que j’ai castées sauvagement dans la rue ! Mais depuis le dernier tournage, on a insufflé une partie très comédie avec des familles d’humoristes. Il y a toujours un risque d’annulation de dernière minute, mais cette fois-ci on a réussi à monter les familles Jérémy Ferrari, Kyan Khojandi, La Bande à Fifi, Jamel Debbouze… Ils viennent soit avec des potes humoristes ou comédiens soit des vrais membres de leur famille. Je suis hyper content. On arrive à mettre des gens qui viennent se marrer. Ce format, c’est qui connaît le mieux les Français. C’est de l’intuition. On ne passe pas pour un idiot car il n’y a pas de question de culture générale. Les invités s’amusent et se libèrent deux fois plus ! On met aussi les projecteurs sur de nombreux jeunes humoristes qui n’ont pas encore beaucoup de visibilité. Je suis très content de pouvoir leur offrir ça à travers cette émission.

On vous sent très heureux. Que peut-on vous souhaiter de plus que tout ce que vous avez déjà ?

Peut-être qu’on rajoute un huitième jour dans la semaine qu’on puisse débloquer ! Comme ça, je pourrais emmener mon fils à l’école un jour de plus et avoir, en même temps la possibilité de développer ce que je fais en dehors. 

Radio, télé, comédie et maintenant écriture de fictions. Comment faites-vous pour tout mener de front ? 

J’espère déjà arriver à tout faire bien, c’est pour ça que je prends le temps. Mon but, c’est de faire des choses de bien quitte à ne pas les faire. Ça m’est arrivé plein de fois, et aussi à des gens formidables, de rater des choses. Ce n’est pas si grave et ça fait partie du cursus. On a essayé au moins, et c’est cool.

Vous dites mener une vie normale en dehors du travail. C’est essentiel pour vous qui avez une vie professionnelle à 100 à l’heure ?

Oui. Le week-end dernier par exemple, on est allés au cinéma, j’ai mangé des bonbons au chocolat blanc qui n’étaient pas mauvais et le dimanche on est allés acheter de l’anti-cernes pour ma femme qui n’en avait plus. Tu veux savoir ce que c’est le showbizz ? C’est ça (rires). 

Par
Pauline Hohoadji