Etiez-vous heureux d’avoir été rappelé pour cette troisième saison ?
Patrick Chesnais : Oui, car je trouve les scénarios iconoclastes, voire gonflés ! On est loin des téléfilms plan-plan auxquels la télévision nous avait habitués à une époque. Que ce soit dans sa façon de filmer ou avec ses personnages, la série est audacieuse, drôle, personnelle. Le mélange de la comédie et du polar fonctionne également très bien. Habituellement, il y en a toujours un qui prend le pas sur l’autre. Là, c’est parfaitement équilibré, ce qui est un tour de force.
Ces derniers épisodes ne redorent pas l’image de votre personnage, Serge… Loin de là !
Serge est un mauvais garçon, un embrouilleur qui fait des petits coups minables. Mais mon expérience me dit que les types comme lui, qui paraissent antipathiques au premier abord, finissent toujours par exploser de sympathie, montrant tout leur coeur et leur générosité. J’ai l’habitude de ce genre de personnage, c’est mon fonds de commerce.
Ses mauvais plans vont-ils mettre en danger Morgane (Audrey Fleurot) et ses enfants ?
Effectivement, ça fait partie des ingrédients qui vont alimenter la fin de la saison. Son comportement de grand enfant va mettre à mal sa famille.
Pensez-vous que Serge et Morgane parviendront à avoir une relation sereine un jour ?
Quand ce sera le cas, il n’y aura plus d’histoire à raconter ! Pour intéresser le public, on ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure. On a toujours besoin d’enjeux et de conflits pour créer de la dramatisation.
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Serez-vous présent dans la prochaine saison ?
Je ne sais pas encore. C’est possible !
Vous venez de jouer Il a la côte Devos !, au théâtre d’Antibes…
On est une bande d’acteurs sur scène. Il y a, avec moi, Christophe Alévêque, Daniel Benoin, Clémentine Célarié, Julie Ferrier, Stéphane Guillon et Gérard Jugnot. On reprend les meilleurs sketchs de l’humoriste. Ça a cartonné, le public a ri énormément. Le rappel était, chaque fois, très impressionnant. On reprendra le spectacle tous les lundis à la rentrée, au Théâtre Marigny, à Paris. Ce ne sera pas toujours les mêmes comédiens. Il y aura François Berléand, Michel Boujenah, Zabou Breitman… Ça va tourner selon les disponibilités des uns et des autres.
À la même période, on vous retrouvera avec Nicolas Briançon dans une autre pièce, encore à Paris, au Théâtre Montparnasse, cette fois : Le Mystère Sunny…
J’y joue Claus von Bülow, qui a été condamné, puis acquitté en appel, pour tentative de meurtre sur sa femme. Dix ans après le procès, il retrouve son avocat, un soir de Noël, pour s’expliquer. Comme HPI, c’est un mélange d’humour et de sujets plus difficiles. C’est extrêmement bien écrit, je suis très content.
Vous enchaînez les séances de dédicaces pour votre recueil, Lettres d’excuses (L’Archipel). Quels retours avez-vous du public ?
Je suis agréablement surpris. Je fais les salons du livre, et mon ouvrage rencontre beaucoup de succès. Souvent, mon stock d’exemplaires est épuisé dès les premiers jours. Les retours sont très bons. Ça me fait plaisir d’en donner aux autres.
HPI, jeudi 29 juin à 21h10 sur TF1