Le monde n’existe pas (Arte) – Que nous réserve la mini-série inédite avec Niels Schneider ?

Publié le 26 septembre 2024 à 7:22
SARAH ALCALAY / IMAGE&COMPAGNIE / ARTE
Dans cette mini-série signée Erwan Le Duc, Niels Schneider incarne un journaliste qui revient dans sa ville natale pour enquêter sur un meurtre impliquant un ami.

ADAPTATION LIBRE 

Scénarisée par Erwan Le Duc (Perdrix) et Mariette Désert, la série s’inspire du roman éponyme de Fabrice Humbert (publié aux Éditions Gallimard, en 2020). L’auteur leur a laissé une liberté totale, malgré quelques réserves. « Je me méfiais de l’univers burlesque d’Erwan… C’est la seule remarque que j’ai pu lui faire », glisse-t-il, en insistant sur le fait que l’univers des mots n’est pas celui des images : « Trahir (le roman, ndlr) est pour moi absolument nécessaire pour l’adapter. »

VOITURE À PART 

Ancien journaliste, Erwan Le Duc s’est inspiré de l’un de ses reportages pour le véhicule de son héros, Adam. « J’avais une voiture jaune, c’était difficile de passer inaperçu ! Avec sa berline au standing trop élevé, Adam se balade avec gêne dans cette petite ville qui ne roule pas sur l’or. » Cyril, l’assistant personnel intégré de la voiture, est né d’un souvenir d’enfance du réalisateur. « Mon père travaillait pour Renault. Dans les années 90, il a pu tester l’une des premières voitures parlantes. On est partis en vacances, et elle s’est enrayée. Elle ne s’est jamais arrêtée de parler ! (Rires) » C’est Olivier Pelletier, l’ingénieur du son de la série, qui a doublé Cyril.

EN MUSIQUE 

Récompensée au festival Séries Mania 2024, la musique a été composée par Julie Roué, avec une seule ligne directrice : « Pas d’unité ». « La musique évolue. Le premier thème entendu dans l’épisode 1 revient sous différentes formes. Il fallait que ce soit fragmenté, comme le personnage », raconte le réalisateur, qui a aussi choisi des choses écrites par l’artiste dans sa jeunesse.

SPORT TOUJOURS 

Erwan Le Duc a voulu refléter le passé difficile d’Adam Vollmann, le héros, dans le physique de son interprète, Niels Schneider. "Il m’a dit très tôt que je devais me muscler. Il y a eu cinq mois de rigueur, ça m’a permis d’arriver avec un corps qui n’est pas le mien. Adam était un gamin victime d’abus. Son physique raconte à la fois sa violence et son désir de maîtrise. Il canalise ça par le sport. Et c’est aussi une carapace, une armure qui crée un contraste entre l’ado chétif et l’adulte".

DÉCOR D’ENFANCE 

Si l’intrigue du roman se passe aux États-Unis, la série, elle, met en scène une petite ville dans le bassin minier. Un changement de cadre pas uniquement motivé par le soutien accordé par la région des Hauts-de-France au projet. Le réalisateur a souhaité faire le même trajet que son personnage en revenant dans ces paysages qu’il explorait enfant, quand il vivait près de Douai.

Le monde n’existe pas, jeudi 26 septembre à 21h10 sur Arte

Par
Pauline Hohoadji