La Brea (TF1) : La série a-t-elle vraiment été tournée à Los Angeles ?

Publié le 2 novembre 2022 à 11:45
© NBC UNIVERSAL
Après une étrange et spectaculaire catastrophe, une centaine d’habitants de Los Angeles se retrouvent coupés de la surface de la Terre et précipités dans un monde inconnu et sauvage.

Si le Los Angeles qui apparaît dans La Brea vous semble bien réel, notamment ce quartier de la ville dont la série tire son nom, ne vous y fiez pas ! Tout cela n’est qu’illusion… Pour des raisons techniques et aussi de coût, la première saison de La Brea, la nouvelle série événement de TF1, a été tournée en pleine pandémie, très loin de la Californie. À 12.700 kilomètres de là, dans la ville de Melbourne, en Australie. À l’écran, juré, on se croirait en Amérique ! 

Imaginez que cent personnes disparaissent soudain, comme happées avec leurs véhicules dans les entrailles de la planète, alors qu’un énorme gouffre vient de s’ouvrir au milieu de la ville, près de Hollywood. Les autorités pensent que nul n’a pu survivre à cette catastrophe. Pourtant, les disparus, tous bien vivants, se réveillent dans ce qui ressemble à une forêt primitive, confrontés à des loups et à tant d’autres dangers. Pour subsister, ils devront compter les uns sur les autres. Comme Eve Harris (jouée par Natalie Zea, vue dans The Shield et Californication), une mère très attentionnée avec son fils, Josh (Jack Martin). Son mari et sa fille, eux, sont restés en surface. Il y a Marybeth Hayes (Karina Logue), une policière aux manières un peu rudes, mais aussi Scott Israni (Rohan Mirchandaney), un étudiant accro aux drogues. Toute une galerie de personnages que l’on découvre au fur et à mesure que la série se déploie. En surface, des oiseaux de proie, des Teratornis, ayant disparu il y a plus de dix mille ans, sortis du mystérieux gouffre, sèment le trouble et alertent les services secrets, déjà confrontés à un phénomène identique dans le désert de Mojave. 

“L’image d’un trou béant s’est imposée à moi” 

« Le point de départ de la série, décrypte son créateur et producteur, David Appelbaum (Mentalist, NCIS : Nouvelle-Orléans), c’est d’abord une image qui s’est imposée à moi : celle d’un immense trou béant s’élargissant à Los Angeles. Je n’arrivais pas à me débarrasser de cette image. Je n’avais jamais vu de série débutant d’une façon aussi spectaculaire. Je me suis alors posé plein de ques- tions : sur la raison de l’apparition de ce gouffre, l’endroit où il menait, qui étaient ces gens tombés dedans… J’ai commencé à créer un univers avec des personnages. Le coeur de la série tourne autour de la famille Harris, séparée par cette faille. » Quelque part entre Lost : Les Disparus (2004) pour son côté fantastique, Terra Nova (2011), produite par Steven Spielberg, pour le voyage dans le passé, et la série post-apocalyptique Les 100 (2014), la série La Brea a trouvé son public et réuni aux États-Unis plus de 7 millions de téléspectateurs sur NBC. Ce qui lui a valu d’être renouvelée pour une deuxième saison, qui sera aussi tournée en Australie. Alors, le public français sera-t-il prêt à plonger ? 

La Brea : mercredi 2 novembre à 21h10 sur TF1

Frédérick Rapilly 

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