Zaya Toumbou (Miss Mayotte) ne rentrera pas à Mayotte après le cyclone : « Je ne veux pas être une bouche de plus à nourrir »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:46
Bertrand NOEL / SIPA
Après avoir défendu son île samedi soir, sur la scène de l’Arena Futuroscope à Poitiers lors de l’élection de Miss France 2025, Zaya Toumbou devait rentrer à Mayotte. Mais les ravages du cyclone Chido ont bouleversé ses projets.

Des poteaux électriques arrachés, la végétation envolées, des maisons détruites, des écoles fermées et un hôpital qui continue de fonctionner malgré les dégâts qu’il a subi… Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte ce week-end, a complètement ravagé l’île située dans l’archipel des Comores.

La réaction de Miss Mayotte au cyclone 

Candidate à l’élection de Miss France 2025, Zaya Toumbou n’a découvert l’étendue des dégâts qu’après le couronnement d’Angélique Angarno-Filopon, la Miss Martinique. "Dans la journée, on était un peu dans une bulle, dans un autre monde. J’ai passé l’élection entre deux états, je savais ce qui était en train d’arriver, je n’avais pas de nouvelles de mon papa, c’était difficile, mais on est un peu dans un cocon. Je n’avais pas une entière conscience de ce qui se passait, ça s’est déclenché juste après la cérémonie", a-t-elle confié au Parisien/Aujourd’hui en France. Evoquant son "angoisse" et son "stress" de ne pas avoir pu joindre immédiatement ses proches, elle a confirmé que son père avait "tout perdu". "Il venait de faire construire un gîte qui devait ouvrir en janvier ou février et il a été entièrement détruit. Il a perdu aussi son bateau. Mais il n’a rien eu physiquement", a-t-elle précisé en ajoutant que ses proches, qui n’ont pour la plupart pas été blessés, avaient au moins la chance d’avoir encore un toit.

Miss Mayotte bloquée en métropole

Zaya Toumbou, qui devait passer les fêtes de Noël en France dans sa famille maternelle, a expliqué à nos confrères que son retour à Mayotte avait été repoussé pour une durée encore indéterminée. "On a décidé avec mon père que je rentrerai quand la situation sera un peu stabilisée, fin janvier ou début février. Je ne veux pas être une bouche à nourrir de plus à Mayotte", a-t-elle confié en expliquant vouloir se rendre utile depuis la métropole pour venir en aide à ceux qui ont tout perdu. "Des gens me demandent où est l’aide, et disent qu’ils ont peur de mourir de faim. Ils ont besoin de nourriture. Il faut savoir qu’à Mayotte, presque la totalité de la nourriture provient des champs derrière les maisons (…) Tous les arbres sont tombés, il n’y en a plus un seul debout, et la famine peut venir très vite", a-t-elle alerté.

Par
Clara Kolodny