« Vous avez tellement mal… » : Nicolas Demorand révèle avoir pensé au suicide à cause de sa bipolarité

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:32
Capture écran - TMC
Le journaliste Nicolas Demorand a révélé qu’il était atteint de bipolarité, l'occasion pour lui de revenir sur cette maladie et les conséquences qu'elle entraîne dans la vie quotidienne de la personne qui en souffre.

Le journaliste Nicolas Demorand a fait une annonce tonitruante il y a quelques jours en révélant sa bipolarité sur France Inter.

Nicolas Demorand révèle sa bipolarité 

"Comme des centaines de milliers de français, je suis bipolaire de type 2, j’alterne donc des phases d’euphorie et des périodes de dépressions, mais je suis soigné, mais je suis là chaque matin tendu vers un objectif, celui de travailler avec toute l’équipe pour vous informer, vous divertir et vous faire ressentir des émotions." avait-il confié. Ce 26 mars, le présentateur de la matinale de France Inter a d’ailleurs publié un livre intitulé Intérieur Nuit aux éditions Les Arènes, dans lequel il évoque cette maladie. Il était donc l’invité de l’émission Quotidien ce jeudi 27 mars sur TMC pour parler de la maladie dont il souffre.

Le journaliste évoque son quotidien avec sa maladie 

Il a profité de son passage dans le programme pour faire quelques confidences sur son quotidien. "Parfois, je me lève le matin, je ne sais pas dans quel état je serai à midi, à 14h… Il m’arrive parfois d’avoir de micros phases maniaques de 3 minutes qui débouchent ensuite sur 15 jours de dépression. (…) J’ai parfois mon médecin au téléphone tous les jours pour trouver le dosage le plus fin possible parce que oui, comme il dit, il faut stabiliser l’avion et c’est très difficile de le stabiliser" a-t-il confié. 

Le journaliste a aussi révélé qu’il avait pensé à la solution du suicide pour mettre fin à toutes ses souffrances. "À un moment la souffrance psychique est telle, vous avez tellement mal. Je suis un bon petit soldat. On me donne les ordonnances, je prends mes médocs normalement. À un moment vous prenez les médicaments, vous faites tout ce qu’on vous dit de faire et vous continuez à crever de douleurs. Le suicide apparait comme un médicament que vous n’avez pas essayé et comme un anxiolytique que vous n’avez pas essayé. Vous ne voulez pas mourir, vous voulez arrêter de souffrir…" a-t-il avoué avec sincérité.

Par
Lucas Aimé