Vincent Cassel a pris une décision radicale il y a peu. Comme il le raconte dans le dernier numéro du magazine Edgar, sorti en kiosques ce jeudi, il a en effet décidé de "retirer les alertes de news sur son téléphone" car les recevoir c’est, pour lui, "la meilleure façon de se rendre dingue". "Le flux tendu, c’est inutile : vous n’avez même plus le temps de digérer les informations relayées", affirme-t-il ainsi en conseillant de "faire deux pas en arrière".
Vincent Cassel critique les médias d’informations
Le comédien, qui est actuellement à l’affiche de Saint-Ex de Pablo Aguëro sorti le 11 décembre dernier au cinéma, précise se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde tout en gardant un œil très critique sur ce qu’il lit. "Je fais partie de ces gens qui pensent qu’entre la soupe qu’on nous sert et les vrais ingrédients qui la composent, il y a une énorme différence", affirme-t-il ainsi à Edgar avant d’insister sur le fait de ne "pas prendre pour argent comptant la narration qui nous est faite à travers les médias". Vincent Cassel va même plus loin en révélant qu’il "pense même que les gens qui continuent à croire que ce qu’ils voient aux informations est un reflet de la réalité sont extrêmement naïfs". Sur sa lancée, le comédien découvert dans La Haine de Mathieu Kassovitz, évoque aussi les informations présentes sur internet. "Il y a tellement d’informations et de désinformations que c’est à devenir fou. Mais je pense quand même qu’il y a plus de réalités qui transparaissent au milieu de ce flux de merde qu’avant, lorsqu’il n’y avait qu’un ou deux organes d’information".
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Sans langue de bois tout au long de cet entretien, Vincent Cassel ne prend pas non plus de gants pour commenter l’état actuel de l’Amérique alors qu’il est interrogé sur "Hollywood qui est en train de dépérir". "Ce n’est pas le cinéma américain qui tire la langue en ce moment, c’est l’Amérique. Ce modèle économique et culturel qui nous a été proposé voire littéralement imposé pendant toutes ces années (…) aujourd’hui, toutes les failles apparaissent", lance-t-il ainsi avant de pointer du doigt les dernières élections opposant la Démocrate Kamala Haris au Républicain Donald Trump. "Il n’y a qu’à voir les dernières élections : entre la peste et le choléra, ils ont dû choisir. Même si je ne suis pas sûr qu’ici, que nous soyons vraiment mieux lotis".