Victime d’une agression sexuelle, Rachel Legrain-Trapani révèle avoir « failli ne pas en parler » : « Ça m’est arrivé tellement de fois… »

Publié le 21 juillet 2025 à 18:02
Berzane Nasser/ABACA
Alors qu’elle distribuait des tracts pour son spectacle lors du Festival d’Avignon, Rachel Legrain-Trapani a été victime d’attouchements en pleine rue. Une agression sexuelle qu’elle a failli taire. Et elle vient d’expliquer pourquoi elle a failli garder le silence à ce sujet.

Comme de nombreux comédiens présents au Festival d’Avignon, Rachel Legrain-Trapani a arpenté les rues de la Cité des Papes pour promouvoir son premier seule-en-scène. Mais en pleine distribution de tracts, l’ex-Miss France devenue comédienne a été victime d’une agression sexuelle. "Je n’ai pas été violée. Mais j’ai subi des attouchements. En plein jour (…) Il faut que ça cesse", réagit-elle dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd’hui en France.  

Pourquoi Rachel Legrain-Trapani a hésité à dénoncer son agresseur

C’est sur les réseaux sociaux que Rachel Legrain-Trapani a révélé les faits dont elle a été victime. "La honte est du mauvais côté. J’en ai parlé sur Instagram parce que j’ai toujours été transparente avec ma communauté", explique celle qui précise que son agresseur a été arrêté et sera jugé en 2026. Si elle a porté plainte, la Miss France 2007 confie, à nos confrères, avoir hésité à parler de son agression sexuelle. "Ça m’est arrivé tellement de fois, et tellement de fois je me suis tue, parce que je n’avais pas le courage d’en parler, et qu’on me dise peut-être Quoi, pour si peu… D’ailleurs, j’ai failli ne pas en parler (…) Je n’aime pas les histoires, mais j’ai laissé passer trop de choses", raconte-t-elle en précisant que c’est une de ses amies, qui distribuait des tracts derrière elle, qui a prévenu la police et arrêté son agresseur. "Elle a vu en direct. Moi, j’étais tétanisée, je ne pouvais pas bouger ni parler (…) S’il n’y avait pas eu mon amie, je n’aurais rien dit".

La vraie raison derrière la fin du spectacle de Rachel Legrain-Trapani

"Les policiers m’ont dit que si je ne portais pas plainte, c’est comme s’il ne s’était rien passé. Alors je l’ai fait", poursuit la comédienne qui réfute à nouveau avoir annulé la dernière date de son spectacle à cause de son agression. Elle confirme avoir laissé sa salle à un autre spectacle produit par la même compagnie que son seule-en-scène. Un spectacle avec trois comédiens et des "enjeux financiers" plus importants. "Je ne suis pas du genre à baisser les bras. Je serais allée jusqu’au bout. J’ai joué le lendemain de mon agression. C’était difficile. Je n’avais pas dormi de la nuit. J’ai eu des trous de mémoire. Il a fallu prendre mon courage à deux mains. Je n’allais pas laisser gagner ce type d’actes", affirme-t-elle.

Par
Clara Kolodny