Il y a douze ans, en 2013, Valentin Néraudeau était révélé dans la quatrième saison de Top Chef sur M6, lors de laquelle il avait été éliminé à l’issue du huitième épisode, avant la victoire de Naoëlle d’Hainaut quelques semaines plus tard.
Valentin Néraudeau (Top Chef) : un chef aux clients prestigieux
Cette année-là, le jury était composé de Ghislaine Arabian, Thierry Marx, Christian Constant et Jean-François Piège, tandis que Cyril Lignac était présent en tant que coach et juré sur certaines épreuves. Et si le candidat toulousain a terminé sa course avant la finale, il a par la suite signé une carrière de chef hors normes, en cuisinant dernièrement pour des événements organisés par Balmain et Bugatti, et en recevant dans son restaurant Beyoncé, George Clooney ou encore le Prince Albert II de Monaco, avec qui il a posé en photo sur ses réseaux sociaux en mai dernier : "Un moment inoubliable aux côtés de Son Altesse Sérénissime. (…) Un immense honneur de faire rayonner ce savoir-faire au service de réceptions d’exception. Merci pour cette image, reflet d’une passion sans frontières".
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Trahison, toxicité, maladies… Valentin Néraudeau se dévoile
Ce mercredi 29 octobre, Valentin Néraudeau a publié son nouvel ouvrage Du potager familial aux tables d’exception dans lequel il dévoile sa vision unique de la cuisine et des valeurs qu’il transmet à travers cet art. Mais le chef y raconte aussi son intimité, et notamment la présence "d’une personne toxique" dans son entourage et le surmenage qui lui ont causé des soucis de santé qu’il a connus dès ses 28 ans, année lors de laquelle il participait à Top Chef avant de souffrir de céphalées méningées. "L’excès est un poison : trop de travail, trop de générosité, trop de sport, trop de tout. (…) Un matin, je me suis réveillé sans sentir mes membres. Plus rien ne répondait, comme si l’électricité avait été coupée dans tout mon corps. (…) Je maigrissais à vue d’œil, avalé par les mails, les devis, les factures, happé par les nuits blanches et les journées trop pleines". Cinq ans plus tard, un autre diagnostic est tombé, encore plus grave : le cancer, qui a bouleversé son quotidien mais aussi sa vie personnelle : "Mon estomac, l’organe même qui portait ma vocation, était en train de menacer ma survie. Une chance sur deux, m’a-t-on dit. Un chiffre sec, tranchant, qui sonnait comme une lame de couteau posée au bord de ma gorge. (…) C’est là que j’ai compris que la douleur (…) démasque aussi la fidélité… ou son absence. Je ne m’étendrai pas. (…) La personne qui partageait ma vie a fui, préférant se détourner vers un membre de mon équipe, comme si je n’étais plus ‘présentable’ une fois privé de ma pleine énergie. Coup de grâce. Mais aussi, paradoxalement, une clarté violente : l’essentiel ne dépend que de moi".