Comment avez-vous vécu votre dernière élection de Miss France en direct sur TF1 ?
Sylvie Tellier : Forcément avec un peu d’émotion car ma famille était dans la salle. C’est toujours touchant d’avoir ses proches autour de soi quand on a des changements de vie comme celui-là, surtout que mes sœurs n’avaient pas pu assister à mon élection, il y a 22 ans. Ils ont tous vécu l’aventure Miss France avec moi depuis. Mais j’ai trouvé que cette soirée était très belle, très sereine.
Vous avez même eu droit à une standing ovation…
Je ne m’attendais pas à tant de témoignages positifs, que ce soit pendant le prime ou sur les réseaux sociaux…
Surtout que votre départ a quelque peu était terni par les échauffourées avec Alexia Laroche-Joubert, présidente de la société Miss France, relayées dans les médias…
Certains de vos collègues journalistes aiment le sensationnel et espéraient un "revival" de ce qui s’était passé quand Geneviève de Fontenay est partie, mais nos histoires ne sont pas du tout similaires. Moi, je m’en vais sur une jolie note. Les gens ont compris que c’était mon choix de partir, que j’avais envie de donner un autre élan à ma carrière et que j’étais ravie de tout ce que j’avais vécu pendant ces 17 années au sein du comité Miss France. Je regrette juste que tout cela ait quelque peu éclipsé le règne de Diane Leyre, Miss France 2022. J’ai vraiment passé une année exceptionnelle à ses côtés, j’aurais aimé qu’on parle un peu plus d’elle et un peu un peu moins de moi.
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Avez-vous souffert parfois de l’image austère que vous pouviez dégager ?
Cela va avec la fonction de directrice d’institution. C’est vrai que je suis quelqu’un qui qui aime l’excellence, je suis très exigeante envers moi-même, mais aussi envers le concours. Mais je pense que le public a aimé la rigueur avec laquelle j’ai mené cette aventure. J’ai senti comme un remerciement de sa part.
Êtes-vous dans un état d’esprit "sans remords, ni regrets" ?
Oui. J’ai fait exactement ce que j’avais à faire. Dans toute société, il faut un chef d’orchestre, quelqu’un qui applique les directives et les stratégies. Bien sûr, on n’a pas toujours "bonne presse" parce qu’on n’a pas le meilleur rôle mais c’est vrai, je n’ai ni remords, ni regrets. Quand je suis arrivée, j’ai essayé d’amener ma patte. Il me semblait que le concours avait besoin d’un peu de modernité, pour faire en sorte d’attirer un public plus jeune. Quand on regarde les audiences de cette année (7,3 millions de téléspectateurs, ndlr), je crois que le pari est gagné.
Quelles sont vos envies aujourd’hui ?
La première, c’est de poursuivre mon travail pour faire rayonner la France, son patrimoine et son savoir-faire. J’ai également envie de continuer à faire de la télé, de la production, à gérer mon association Les Bonnes Fées. J’ai surtout envie de ne rien m’interdire.
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Vous quittez donc les Miss…et vous revoilà en commentatrice de l’élection de Miss Univers pour Paris Première* !
C’est un exercice dans lequel je me sens assez à l’aise et un concours que je connais bien. Je vais pouvoir en parler avec mon regard de Miss et de directrice qui y a accompagné des candidates françaises. C’est Floriane Bascou, première dauphine de Miss France 2022 Diane Leyre, qui nous représentera. Elle a toutes ses chances, c’est vraiment une compétitrice.
Quels souvenirs gardez-vous du sacre de Iris Mittenaere à Miss Univers 2017 ?
Je nous revois excitées comme des puces. J’étais arrivée à Manille avec mes drapeaux français sous le bras. Je sentais qu’elle allait gagner… Chaque miss que j’ai accompagnée pendant 17 ans a pu réaliser ses rêves : Iris, c’était de participer à Miss Univers, Malika Ménard, Miss France 2010, de rencontrer Lenny Kravitz, Clémence Botino, Miss France 2020, d’assister à l’investiture de Barack Obama… J’ai créé avec chacune des souvenirs qu’elles garderont toute leur vie. C’est aussi cela Miss France.
Vous parliez de continuer la télé. Qu’est-ce qui vous plairait d’animer ou de produire ?
Je dis souvent que Jean-Pierre Foucault est un peu mon papa de la télévision. Il m’a acceptée à ses côtés sur la soirée Miss France depuis 2005. Au fur et à mesure, il m’a permis de grandir, il m’a laissé faire des lancements toute seule, j’ai beaucoup appris avec lui. Je suis nostalgique de ses émissions mais aussi des talk-shows à la Ardisson. Si demain je fais de l’animation, j’aimerais que ce soit sur une émission en lien avec la valorisation de la France. N’y voyez aucune prétention de ma part mais je me sens un peu comme l’héritière de Jean-Pierre Pernaut. Je lui dois beaucoup. Il nous offrait je ne sais plus combien de sujets chaque année avec le concours Miss France, il accueillait les candidates au JT… Il aimait les gens, la France et la partageait. C’est aussi ce que j’ai envie de faire.
Interview Amandine Scherer
* Élection Miss Univers – 71eme édition, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 janvier à 02.00, Paris Première