« Sa main puissante enfouissait ma tête d’enfant entre ses cuisses » : Jacques Weber, victime d’abus par un prêtre, se livre à coeur ouvert dans son…

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:17
Starface
Le comédien Jacques Weber est revenu sur un souvenir glaçant qu’il a vécu enfant avec un prêtre.

Sur le plateau de Quotidien en 2019, le comédien Jacques Weber "confessait ne pas supporter les curés". La raison ? Des situations inacceptables qu’il a vécu lorsqu’il était enfant avec un religieux.  

Le comédien Jacques Weber a sorti un livre le 8 mars dernier intitulé On ne dit jamais assez aux gens qu’on les aime aux éditions de l’Observatoire. Il y fait dedans des confessions sur son parcours et sa vie. Il a profité de la rédaction de cet ouvrage pour revenir sur la religion et sur les abus qu’il a subi de la part d’un prêtre. "Mon père athée et socialiste et ma mère bonne chrétienne retenue par les fourneaux ne venaient pas [à l’église], c’était fréquent chez les bourgeois, on inculquait aux enfants la foi à marche forcée, la messe obligatoire", a écrit le comédien dans son livre.

Lorsqu’il était plus jeune, il a participé à une "colonie de vacances chez les curés" au cours de laquelle une séance de confession était imposée aux jeunes "seul avec l’abbé, dans son bureau". "’Dieu’ m’attendait en soutane déboutonnée dès le nombril. Le confesseur me commandait la génuflexion et me coinçait la tête sur les genoux." a-t-il rédigé. 

Il a poursuivi sur ce souvenir glaçant : "L’abbé Conté m’indiquait d’une caresse l’endroit des hontes tues, puis sa main puissante enfouissait ma tête d’enfant entre ses cuisses en sueur ; l’absolution consistait à me mordiller l’oreille ou à la lécher. Troublé, je rejoignais mes camarades pour taper dans un ballon."

MM

Par