Renaud paranoïaque après un voyage en Russie : « J’avais peur qu’on m’empoisonne… »

Publié le 21 juin 2025 à 6:49
Charpentier Martin/ANDBZ/ABACA
Invité ce vendredi 20 juin de l’émission Bonus Track de RTL, Renaud s’est confié sur les grands moments de sa carrière, et notamment sur sa visite il y a quelques années en Russie. Une visite qui s’est mal terminée, le chanteur ayant eu peur jusqu’au bout d’être abattu par le parti communiste.

Rare dans les médias, Renaud a malgré tout accepté de se confier à Eric Jean-Jean ce vendredi soir dans Bonus Track (RTL), à l’occasion de la sortie de son album Live à la Cigale. Dans cet entretien fleuve, diffusé entre 20h et 22h, l’interprète de Mistral Gagnant est notamment revenu sur son passage mouvementé en Russie en 1985.

Le problème de Renaud en Russie

Invité à se produire au parc Gorki devant des Russes, des Yougoslaves ou encore des Tchécoslovaques, Renaud a provoqué la colère des membres du Parti Communiste l’ayant invité à cause d’un extrait de sa chanson Le Déserteur. "Quand les Russes, les Ricains. F’ront péter la planète / Moi, j’aurai l’air malin. Avec ma bicyclette", a-t-il ainsi entonné devant la foule. "Les 3.000 spectateurs se lèvent et s’en vont au coup de sifflet sur la phrase en question (…) Ils font ça pour m’humilier, car ils ne sont pas d’accord sur le choix du Parti Communiste d’inviter un personnage anarchiste, aussi loin du marxisme", a-t-il raconté sur RTL en soulignant à quel point ce départ massif en plein concert lui avait provoqué "une immense colère". Et pas que.

Renaud persuadé d’être assassiné lors de son séjour en Russie 

En colère après son concert mouvementé, Renaud est aussi tombé dans une vraie paranoïa. "J’ai pensé qu’ils me voulaient du mal. Le plus grand mal qu’on puisse faire à quelqu’un, c’est de l’éliminer physiquement. J’ai pensé qu’ils voulaient ma peau. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus", a-t-il ainsi avoué. Pour se protéger, Renaud s’est ainsi enfermé dans sa chambre jusqu’à la fin de son séjour. Et il a craint pour sa vie jusqu’à son retour en France. "J’ai eu une grande paranoïa. Je n’osais plus manger, j’avais peur qu’on m’empoisonne. Je ne prenais pas d’ascenseur, j’avais peur qu’il s’écroule. Je descendais par les escaliers… Jusque dans l’avion qui me ramenait à Paris, j’avais peur qu’ils posent une bombe pour m’éliminer en se foutant des victimes collatérales… C’est une grande prétention de penser que j’étais aussi important pour ces gens-là", a-t-il conclu à cœur ouvert sur RTL.

Par
Clara Kolodny