À l’image de tout un secteur, Niels Arestrup traverse une période difficile. Ce 24 janvier, l’acteur était présent de 20h30 le dimanche (France 2) et a répondu aux questions de Laurent Delahousse. Alors que les salles de cinéma et de théâtre sont fermées depuis de longs mois, il a évoqué sa situation personnelle et n’a pas hésité à ouvrir son coeur.
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Alors que Laurent Delahousse évoque le terme "d’acteur-fauve", utilisé par Michel Piccoli pour qualifier Niels Arestrup, le principal intéressé a commencé par jouer la carte de la modestie. "Je me sens assez banal… Normal, près de ma famille, n’ayant pas de grand besoin", a-t-il commencé. Il en a alors profité pour se confier sur les conséquences de la crise sanitaire sur sa vie professionnelle, mais aussi personnelle.
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"Le seul besoin qui me bouffe et qui me dévore c’est celui de jouer ! Moi je suis en dépression là, tel que vous me voyez…", explique le comédien. Niels Arestrup a par la suite regretté la communication du Gouvernement mais aussi des scientifiques dans cette crise qui dure depuis bientôt un an. "Je crois que les Français sont drôlement gentils. Depuis pratiquement une année, ils font tout ce qu’on leur demande, ils font tout ce qu’ils peuvent.. Et quand j’entends hier une information qui venait de l’Académie de Médecine, proposant aux gens qui sont dans le métro, à 7h du matin, de ne pas parler parce que ça risque de faire des postillons… Quand on dit cela aux gens, il faudrait leur parler avec respect, leur expliquer, et ne pas leur donner des ordres aussi brutaux", a-t-il lâché.
Aurélien Gaucher