Thomas Dutronc garde la face depuis le décès de Françoise Hardy en juin dernier. C’est d’ailleurs lui qui avait annoncé la triste nouvelle sur Instagram… Le chanteur revient avec un nouvel album, son quatrième, qu’il a choisi d’intituler "Il n’est jamais trop tard", un savant mélange de pop et de guitare manouche sur onze titres inédits. L’artiste s’est confié à nos confrères de Point de vue et a assuré qu’il n’avait en rien l’intention d’être chanteur avant d’avoir un coup de foudre. Le fils de Jacques Dutronc a bien évidemment reconnu avoir été influencé par les goûts de ses parents. "Mon père, c’était de la country – Johnny Cash et Willie Nelson – et je le remercie pour cette culture : de la chanson simple qui parle de la vie simple, dont j’ai envie de m’inspirer de plus en plus", a-t-il confié.
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Pourquoi Thomas Dutronc n’a-t-il pas toujours voulu être chanteur ?
Et de poursuivre : "À une époque, maman écoutait tout le temps France Gall, à fond. Et là, papa et moi, on était moins d’accord, on partait en claquant la porte !". "À partir de mes 12 ans, j’ai fait ma propre éducation. Beaucoup de Noirs américains: Chuck Berry, Jimi Hendrix, ensuite Prince, Ray Charles, Michae Jackson, James Brown… Je vénérais aussi Georges Brassens", a-t-il conclu sur ce point en annonçant qu’il ne "voulait pas être chanteur". Pourquoi ? "Je trouvais qu’il y en avait suffisamment dans la famille", a-t-il commencé par répondre.
Puis d’expliquer son changement d’avis : "J’ai eu un coup de foudre, un soir, chez un ami qui jouait Les Portes du pénitencier et Jeux interdits à la guitare. À 20 ans, ma décision était prise et quand je l’ai annoncée à ma mère, elle m’a fait passer une sorte de contrat : j’avais cinq ans pour apprendre sérieusement à jouer et en faire mon métier. J’ai commencé par la guitare ‘feu de camp’ avec les copains, en Corse. J’etais fou de Clapton, j’écoutais aussi du flamenco, du blues, jusqu’au jour où j’ai décou vert Django Reinhardt. Une claque énorme".
Thomas Dutronc en a profité pour confier son regret sur le fait qu’on lui rappelle constamment le décès de sa mère alors qu’il sort son nouvel album. "J‘aurais voulu qu’elle puisse l’écouter. J’aurais également préféré que la presse me parle moins de son absence… J’ai toujours une croyance un peu naïve en la délicatesse des gens mais… lire ou entendre ‘elle est mieux là où elle est’ : non !", a-t-il déclaré. Et de conclure : "Moi j’aurais préféré qu’elle reste encore parmi nous pour profiter d’elle. Sa vie tournait autour des chansons et autour de moi. Et peut-être d’abord autour de moi. Ce matin, j’ai écouté Tant de belles choses, qu’elle m’a écrite. Mon chagrin est à la fois très banal et réessayer personnel".