Ce week-end, Mouloud Achour recevait Pierre Niney sur le plateau de l’émission Clique, afin d’évoquer la sortie de sa nouvelle série humoristique, baptisée Fiasco, (disponible ce mardi sur Netflix), dans laquelle il incarne un réalisateur débordé par son acteur principal et au bord de la crise de nerfs. L’occasion pour Mouloud Achour d’interroger le comédien sur sa façon de garder les pieds sur Terre face aux affres de la célébrité.
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Pierre Niney : "J’ai déjà visité des endroits vraiment pas cool dans ma tête"
« C’est en grande partie grâce à mon éducation. Je vois l’écueil, où tu peux prendre des mauvais chemins ou des mauvaises habitudes, en tant que personne un peu trop assistée sur les plateaux de cinéma… tu peux facilement devenir plein de choses que tu n’as pas envie de devenir » explique l’acteur. « Ce milieu, et l’aspect assez inhumain, quasi-monstrueux, de l’exercice de la célébrité, peut t’emmener dans des mauvais endroits, donc ton éducation doit être béton » souligne-t-il. Et de poursuivre : « J’ai déjà visité des endroits vraiment pas cool dans ma tête » avoue le comédien, « mais ça m’a appris des choses, si on a les armes pour ensuite les analyser (…) pour se relever de ce truc qui était dark ».
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Loin de se plaindre de sa condition, Pierre Niney estime être « très heureux », « c’est une chance et un luxe incroyable » précise-t-il, avant d’ajouter « mais je pense qu’il y a quelque chose d’assez inhumain dans ce procédé (de célébrité ndlr.). Je ne suis pas sûr que les êtres humains soient câblés pour ça. Je crois qu’être connu dans un village ou à l’échelle d’une ville, ça a dû exister de tout temps. Mais maintenant avec les écrans, les réseaux sociaux, les médias, les télés… qu’il y ait autant de gens qui te connaissent, je ne suis pas certain que ce soit extrêmement thérapeutique pour un être humain » estime-t-il avec ironie.
Pierre Niney : "La célébrité ce n’est pas que du kiff"
Et de conclure : « Maintenant, moi je l’ai bien voulu, d’être là. Et c’est le jeu ! Je pourrais arrêter demain, si vraiment j’en souffrais trop, et ce n’est pas le cas. J’aime trop mon métier pour ça. Mais c’est sûr, que ce n’est pas que du kiff, comme ce que les gens peuvent imaginer. Et en même on serait très culotté de s’en plaindre. »