Philippe Katerine sur son opération à cœur ouvert : « J’ai tutoyé la mort… »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:30
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Dans un récent entretien, le chanteur Philippe Katerine, qui a fait sensation lors de la cérémonie des JO 2024 de Paris, est revenu sur l’opération à cœur ouvert vécue lorsqu’il n’avait que 8 ans.

Cinq ans après son dernier disque, Philippe Katerine est de retour sur le devant de la scène avec un nouvel album baptisé Zouzou. Dans ce disque qui arrive le 8 novembre prochain, le chanteur et comédien évoque notamment la mort. "Je pense surtout au compte à rebours. Je l’appréhende calmement, mais c’est vrai, j’en parle souvent, ma fille me l’a fait remarquer récemment", a-t-il expliqué dans La Tribune Dimanche.

Philippe Katerine sur son opération à cœur ouvert

"Elle (sa fille, ndlr) trouve que j’ai un humour assez noir sur la question", a-t-il, poursuivi en expliquant que l’opération à cœur ouvert vécu lorsqu’il avait 8 ans a changé son regard sur la mort. "J’ai tutoyé la mort assez jeune (…). J’ai été opéré à cœur ouvert à cause d’un trou gros comme une pièce de cinq francs, comme on disait à l’époque. Et on me l’a rebouché avec une peau de cochon…", a-t-il raconté en qualifiant de "seconde naissance" son réveil après cette lourde opération. "Mais cette conscience précoce de la fragilité de la vie m’a profondément marqué. En fait, je me foutais de tout. A la fin de l’adolescence, je ne me lavais plus, j’étais en voie de clochardisation et puis j’ai rencontré l’art", a-t-il précisé en se rappelant avoir compris qu’il pouvait avoir une place dans ce monde et de l’impact.

Philippe Katerine sur ses obsèques 

A la question : "Vous avez déjà imaginé vos obsèques ?", Philippe Katerine a avoué avoir "écrit le scénario d’un film documentaire pour décrire dans le détail" ces dernières. Ce film, qu’il a baptisé pour l’instant Le Film qui ne donne pas envie de mourir, est très clair dans l’esprit de celui qui a marqué les JO en apparaissant nu et en bleu lors de la cérémonie d’ouverture. "L’action se situe dans le cimetière de Chantonnay, en Vendée, où j’ai grandi. On me verra rencontrer les autorités cléricales, la mairie, des architectes, des marbriers afin de faire construire mon monument funéraire assez humble mais différent des autres, un immense pied. Le pied, c’est ce qui relie à la terre", a-t-il détaillé en précisant qu’il y aurait aussi des lectures de poèmes, un récital avec le Prélude de Bach au clavecin ou encore "des improvisations musicales".

Par
Clara Kolodny