Philippe Corti sans filtre sur Thierry Ardisson, son ami de longue date : “Le trac le rendait méchant”

Publié le 15 juillet 2025 à 12:07
Anilton/Starface
Après la mort de l'animateur qui a été son patron et ami pendant 40 ans, le DJ Philippe Corti ne mâche pas ses mots et revient sur le tempérament difficile du regretté producteur.

Repéré il y a quarante ans par Thierry Ardisson, Philippe Corti est aussitôt devenu l’un de ses meilleurs amis, et son collaborateur le plus fidèle : l’animateur-producteur a fait appel à lui pour rythmer tous ses programmes à la télé. 

Comment Thierry Ardisson a changé la vie de Philippe Corti

Présent dans Bains de minuitDouble jeuLunettes noires pour nuits blanchesTout le monde en parle ou encore Salut les Terriens !, le DJ a une reconnaissance sans borne pour son mentor. "Quand vous avez 25 ans et vous ne connaissez personne à Paris, le mec vous met à la même table que Mick Jagger ou Serge Gainsbourg. D’un coup, l’histoire n’est plus la même. Ce qu’il m’a donné, c’est énorme, j’ai juste à lui rendre. Il disait que je lui avais appris la fête, moi il m’a appris le travail", confie-t-il aujourd’hui dans Le Parisien.

"Thierry Ardisson était capable de gueuler alors que vous n’aviez rien fait"

Mais celui qui a appris avec stupeur quelques jours seulement avant sa mort que le cancer de son ami s’était accéléré, ne cache pas que les tournages avec Thierry Ardisson n’étaient pas toujours agréables à vivre : "Il était plein de mauvaise foi, qu’il rangeait une fois la caméra éteinte (…). Il avait le trac, ça le rendait méchant. La caméra s’allumait, ce n’était plus le même homme. Il était capable de gueuler alors que vous n’aviez rien fait, avec des mots qui pouvaient heurter. Mais tout de suite après, il disait : Excuse-moi, j’y ai été un peu fort…". Toutefois, les sautes d’humeur de son patron – dont peut témoigner Flavie Flament – ne l’empêchaient pas de partir régulièrement en fou rire avec Laurent Baffie : "On se faisait engueuler mais on partait en crises de rire, on était obligés d’arrêter l’émission (…). Il y a des moments, il était imbuvable. Je suis le seul mec qui l’a planté : il m’avait tellement fait chier sur l’émission que celle d’après, je ne suis pas venu sans le prévenir. Il m’a repris quand même après, il m’a dit : ‘ Tu as raison, je suis un connard des fois’ !". 

Philippe Corti admiratif de son ami et patron Thierry Ardisson

S’il ne se laissait pas faire, Philippe Corti acceptait les défauts de son pote de longue date. "Je prenais le package. Il a tellement fait pour la presse, ce ton de liberté, ce ton acide, un pubard, il avait le sens de la formule, de l’accroche", explique le vieil ami de celui qui a également marqué le monde de la publicité lorsqu’il y a travaillé, notamment grâce à ses slogans devenus aussi cultes que ses émissions.

Par
Hugo Mallais