"C’est stressant de me demander chaque matin en ouvrant mon portable si une fausse accusation sans fondement ne va pas me percuter de plein fouet". Ces mots, Patrick Sébastien les écrit dans son nouvel ouvrage Le carnaval des ambitieux. Invité au micro d’On Refait La Télé, diffusé ce samedi 2 novembre sur RTL, l’ancien animateur de France Télévisions explique ses propos pour éviter tout malentendu et d’éventuelles polémiques : "Pour moi, Me Too, est le plus grand progrès humaniste de ce siècle. Je trouve que c’est une très, très bonne chose. Je ne peux pas être plus claire".
Il poursuit : "Pour moi, quand une femme dit : ‘Non’, c’est ‘non’ et au-delà, c’est un viol. C’est clair aussi, je ne peux pas être plus clair". Quant à ses craintes évoquées dans son livre, il déplore : "Tu peux te retrouver accusé de tout et de n’importe quoi". Pour Patrick Sébastien, "le drame d’aujourd’hui" réside dans le remplacement "de la présomption d’innocence" par "la présomption de culpabilité".
XXXX
Interrogé sur un éventuel "chantage à la célébrité" qu’il aurait pu vivre avec l’une de ses partenaires, l’animateur qui n’a jamais caché être libertin assure que cela ne lui est jamais arrivé. Et pour cause : "Je prends mes précautions. Je suis quelqu’un qui a eu pas mal d’aventures de passage". Il détaille alors : "J’enregistre quelques fois les conversations d’après pour être sûr… Je connais même des copains qui font signer des papiers avant (…). Parce qu’ils ont peur de se faire piéger". Un point de vue déjà partagé au micro de Sud Radio ce mardi 29 octobre. Évoquant l’importance du mouvement #MeToo, il ajoute : "Mais les excès me dérangent. La présomption de culpabilité me dérange". "Mais est-ce que ce n’est pas un retour de balancier après des années d’impunité ?", tente de comprendre Valérie Expert.
Ce à quoi, Patrick Sébastien répond : "Le problème qui me gêne, c’est que plus ces choses-là existent… et on va me dire que c’est parce que les gens portent de plus en plus plainte – mais plus il y a de faits, plus il y a de violence. J’encourage justement les filles à parler et à dénoncer tout ça, mais je ne veux pas hurler avec les loups". Évoquant la récente condamnation de Nicolas Bedos alors que "les gens continuent à hurler en disant ‘ce n’est pas juste’, alors qu’il a été jugé", il déclare : "Mais je comprends les gens quand ils voient le paquet de violences sur les trottoirs impunis et qu’un mec, prend 6 mois de prison ferme, pour avoir embrassé une fille dans le cou et avoir touché son Jean… Moi je trouve que la justice est passée et c’est tant mieux… mais c’est vrai que ça choque les gens ! Quand ils voient toutes les impunités à côté, pour des choses excessivement graves, des agressions… ils ont du mal à comprendre".