C’est une affaire qui, il y a quelques mois, faisait la Une de tous les médias. Le 10 février dernier, alors qu’il était sous l’emprise de stupéfiants, notamment de la cocaïne, l’humoriste Pierre Palmade avait percuté un véhicule et gravement blessé trois personnes. Une femme enceinte avait notamment perdu son bébé. Il est depuis mis en examen pour homicide involontaire et blessures involontaires et l’enquête est désormais menée par le parquet de Melun. Si le sort du comédien ne défraye plus autant la chronique qu’au mois de février dernier, l’affaire Palmade, comme elle est désormais appelée, est toutefois régulièrement évoquée. Ce fut notamment le cas, ce mercredi 21 juin, sur les ondes de France Inter. Alors que Frédéric Beigbeder, ancien consommateur de cocaïne lui aussi, était invité, il a affirmé qu’on "n’est jamais guéri" d’une telle addiction, selon des propos rapportés par nos confrères de Gala. L’auteur de L’amour dure trois ans, qui assure avoir arrêté sa consommation de poudre blanche au milieu des années 2010, concède que "ce qui est arrivé à Palmade est plus lié à d’autres drogues nouvelles, comme la 3MMC, dont je parle aussi, mais que je n’ai jamais essayé".
À lire également
Selon lui, la rechute à une addiction est souvent liée à l’effet de groupe. "C’est comme une confrérie de gens qui se font du mal en groupe. C’est quelque chose que j’essaie de décrire, parce que je crois qu’à une époque j’ai des personnages de mes romans qui ont pu donner de mauvaises idées. C’est vrai que c’est un sujet très grave", a-t-il déploré. "En tout cas, bien sûr qu’il ne faut jamais croire un ancien toxicomane qui dit qu’il est guéri, parce qu’on n’est jamais guéri", a-t-il conclu. Dans une interview accordée à l’Obs le 16 juin dernier, il était déjà revenu sur ces années d’addictions. "Il m’a semblé que nous pratiquions ce rituel aux toilettes par habitude plutôt qu’enthousiasme. Nous descendions, sans raison, nous pencher sur les rails, pour nous faire du mal sans plus ressentir de bien. La seule chose qui nous excitait encore était de braver l’interdiction", avait-il confié.L.C